ÉNERGIES RENOUVELABLES - L’État mise sur le solaire pour réduire ses dépenses

Ce jeudi, le gouvernement et les partenaires du privé  se sont réunis au Novotel pour envisager l’option solaire. 

La Grande Île mise sur le solaire pour tenter de réduire ses dépenses énergétiques. Jeudi, lors d’une réunion avec les opérateurs du secteur au Novotel Alarobia, le gouvernement a fixé un objectif précis : ramener le coût de revient du kilowattheure à un tarif d’achat maximal de 8,5 cents.

Cette stratégie vise à substituer la production thermique, dont le coût de revient oscille autour de vingt cents le kilowattheure, par une source d’énergie moins onéreuse. Selon le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Radoniaina Rabearimanga, le passage au solaire constitue un « levier stratégique » pour permettre à la Jirama, la société nationale d’électricité, de réduire ses charges opérationnelles de production.

Face aux enjeux de financement, la direction générale de la Jirama s’est voulue rassurante concernant la gestion de ses arriérés. Son directeur général a affirmé que l’entreprise progressait vers la solvabilité, une condition nécessaire pour garantir la viabilité des futurs partenariats avec le secteur privé.

L’événement a abouti à la signature de trente-neuf mémorandums d’entente avec des opérateurs privés pour la construction de centrales solaires. L’intérêt des investisseurs semble important : alors que la demande de la Jirama est estimée à 526 MWc, les offres enregistrées atteignent 3 753 MWc. Pour les autorités, cette mobilisation marque une étape clé dans la transition énergétique du pays.

Itamara Otton

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