Le président de la Commission électorale nationale indépendante annonce une prévision de chronogramme électoral pour 2027. Le référendum est prévu en juin, suivi de l’élection présidentielle en octobre.
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| Thierry Rakotonarivo, président de la CENI, accompagné de Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, devant la presse, à Anosy, hier. |
C’est dit. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) fixe le cap pour les prochaines échéances électorales. L’institution prévoit l’organisation d’un référendum au mois de juin 2027, suivi de l’élection présidentielle en octobre de la même année.
Cette prévision de chronogramme électoral a été indiquée par Thierry Rakotonarivo, président de l’organe constitutionnel, hier, à l’issue de la prestation de serment des nouveaux commissaires électoraux, à la Cour suprême, à Anosy. En réponse à la presse sur le déroulement de la refonte de la liste électorale, l’administrateur civil déclare donc : « Il est prévu que cette refonte de la liste électorale s’achève le 25 avril 2027. Ces actions permettront d’organiser le référendum au mois de juin 2027, ainsi que l’élection présidentielle au mois d’octobre 2027. »
Le président de la CENI donne ainsi des indications plus précises sur les échéances électorales de fin de Transition, par rapport au Programme de la refondation de la République. Le chronogramme inscrit dans ce document indique en effet que le référendum devrait se tenir entre mai et juillet 2027, et de septembre à novembre pour la présidentielle, et jusqu’en décembre en cas de second tour.
Engager dès maintenant la refonte de la liste électorale a justement pour but de concrétiser l’engagement étatique d’organiser le référendum et la présidentielle en 2027. Selon Thierry Rakotonarivo, le recensement électoral démarrera en juin, le temps de boucler les préparatifs techniques. Mener à bien la refonte de la liste des électeurs est justement la première mission de la nouvelle formation permanente de la Commission électorale.
De prime abord, les membres de la CENI se projettent également sur l’organisation des scrutins de sortie de Transition. Seulement, cette éventualité, et même le maintien en l’état de la Commission électorale, est tributaire des décisions qui seront prises durant le processus de concertation nationale. Une situation qui concerne également les prévisions de chronogramme indiquées par Thierry Rakotonarivo hier.
Concertation souveraine
La conclusion du document portant Programme de la refondation de la République souligne que les échéances qui y sont inscrites « sont susceptibles de révision en fonction des changements imposés par la conduite des affaires nationales». Tout comme l’Assemblée nationale et la Haute Cour constitutionnelle (HCC), la CENI fait partie des entités constitutionnelles dont une partie de l’opinion publique, notamment la Gen Z, réclame la dissolution. Il est probable que cette revendication soit portée sur la table des débats durant la concertation nationale.
Par ailleurs, une concertation sur la gouvernance électorale est également annoncée. La question de la structure chargée de l’organisation des votes pourrait aussi y être longuement discutée, de même que l’entité judiciaire qui serait compétente pour statuer sur les contentieux électoraux et pour proclamer les résultats. Le Programme de la refondation de la République parle en effet de la mise en place « d’une juridiction ou d’un organe juridictionnel spécial ».
Au même titre que les autres institutions toujours en place, la CENI se fonde sur la décision de la HCC du 14 octobre 2025 pour défendre son maintien en place. Une décision dans laquelle la Cour d’Ambohidahy, se prévalant de son pouvoir de régulation des institutions, « interdit » au chef de l’État de dissoudre les institutions et les organes constitutionnels.
Changer de structure d’organisation des élections implique une révision de la loi y afférente. « Allons-nous baser la nouvelle loi sur la structure électorale sur la Constitution actuelle, qui sera pourtant appelée à être remplacée ? », s’est interrogé Thierry Rakotonarivo dans une interview il y a quelques semaines. Pour instituer une nouvelle juridiction électorale, notamment pour la présidentielle, il faudra aussi retoucher la Constitution.
Certains arguent aussi que changer le cadre légal et structurel des élections avant d’organiser le référendum et la présidentielle pourrait remettre en cause les échéances prévues dans le Programme de la refondation de la République. Seulement, ce document souligne le caractère « souverain » des décisions qui seront prises durant la concertation nationale, quitte à conduire à une éventuelle prolongation de la Transition.
Des poursuites judiciaires en vue
Toujours en marge de la prestation de serment des nouveaux membres de la CENI, hier, Thierry Rakotonarivo a déclaré qu’il y aura un renouvellement du personnel des démembrements de l’organe électoral. Par rapport aux plaintes et aux critiques vis-à-vis des différentes élections, il ajoute que des mesures administratives, mais également des mesures judiciaires seront prises contre ceux qui auraient perpétré des actes illégaux.
Garry Fabrice Ranaivoson

Bon et bien voila, tout est dit .... ou plutôt, rien n'est réellement annoncé. Le flou complet pour pouvoir gérer les transitions à la guise de ceux qui décident. La démocratie a encore du chemin à faire: RDV dans ?????
RépondreSupprimerEst-ce la blague du jour ?
RépondreSupprimerUne annonce qui vient considérer les citoyens sensés, lambda et ringards comme des êtres frappés d' abrutissement , toutes catégories confondues.
Mais comment peut - on balancer pareil calendrier alors que la moindre réunion de ce groupe anachronique légitimement décrié n'est pu se tenir?
C'est donc le fait du PRINCE. c'est un coup fourré à l' entendement et à la démocratie . Tout simplement une nouvelle forme de démocratie ; appeller la:
DEMON - CRATIE ou la force du dém...