PÔLE ANTI-CORRUPTION - Harry Rahajason porte plainte

Rolly Mercia passe à l’offensive. Après cinq ans de détention qu’il qualifie d’illégale, le directeur de la communication de la Présidence de la Refondation a déposé plainte au Pôle anti-corruption.

Harry Laurent Rahajason, accompagné de son avocat hier au Pôle anti-corruption 67 ha.

Le directeur de la communication auprès de la Présidence de la Refondation, Harry Laurent Rahajason, alias Rolly Mercia, a saisi hier le Pôle anti-corruption (PAC), sis au 67 Ha, afin de porter plainte contre la députée du deuxième arrondissement d’Antananarivo, Lanto Rakotomanga. Selon les informations recueillies, cette dernière, avec l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga et l’ancien secrétaire général adjoint à la Présidence, Dina Andriamaholy, également visés par la plainte, seraient les cerveaux de la détention illégale de Rolly Mercia durant cinq ans.

Accompagné de son avocat, Me Eric Rafidison, Rolly Mercia a déclaré hier que « la Refondation actuelle ne laisse plus de place à l’impunité ». Il affirme que « sa fonction de députée a permis à Lanto Rakotomanga de faire du trafic d’influence, de l’abus de fonction et même de recourir à la corruption pour me faire incarcérer. C’est pourquoi nous avons saisi le Pôle anti-corruption, car il existe des suspicions de corruption impliquant d’anciens hauts responsables ».

Concernant le délai écoulé entre sa libération et le dépôt de plainte, le directeur de la communication auprès de la Présidence précise que « suite à sa disparition soudaine, il était difficile de localiser la députée afin de déposer la plainte. Maintenant qu’elle est réapparue, notamment lors de l’ouverture de la session parlementaire à Tsimbazaza, nous pouvons entamer la procédure judiciaire ».

La poursuite de Lanto Rakotomanga, en sa qualité de députée, est soumise à une demande de levée de son immunité parlementaire par la justice auprès de l’Assemblée nationale. Le bureau permanent de l’institution décidera de la suite à donner à cette affaire.

Deuxième plainte

Outre ces trois personnes visées par la première plainte, une deuxième plainte a également été déposée par l’avocat de Rolly Mercia contre l’ancienne procureure générale près la Cour d’appel d’Antananarivo. Cette dernière est accusée d’avoir abusivement prolongé la durée de sa détention, en violation des règles de prescription en matière de pourvoi en cassation, selon le plaignant.

Doris Mampionona

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