Une enquête a été ouverte après la découverte du corps d’une adolescente dans le district d’Avaradrano. La victime aurait subi un viol avant d’être tuée.
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| Gendarmes et fokonolona présents lors de la découverte du corps. |
Une famille d’Ankadivory, dans la commune d’Ambohimalaza, district d’Avaradrano, vit un véritable cauchemar. Leur fille, âgée de 14 ans, disparue le 8 mai après avoir assisté à une veillée funèbre, a été retrouvée morte le lendemain. Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune fille a été violée avant d’être assassinée.
L’adolescente, élève en classe de 5e, était décrite par ses proches comme une jeune fille vive et en bonne santé. Au moment de sa disparition, elle portait un haut rose, un pantalon noir et des sandales vertes.
Le 9 mai, vers 17 h 30, un appel anonyme a alerté la brigade d’Ambohimalaza. Un corps venait d’être découvert dans un ravin boisé du secteur d’Ambohimpiainana. Quatre gendarmes, accompagnés d’un médecin, se sont rendus sur place. La descente jusqu’au lieu de découverte a duré une douzaine de minutes.
La scène était particulièrement éprouvante. La jeune fille gisait partiellement dénudée, le bas du corps exposé. Son visage présentait d’importantes traces de violences : œil gauche tuméfié, ecchymoses, bouche ensanglantée et lèvre supérieure déchirée.
Traces évidentes
Les constatations médicales effectuées sur place ont confirmé des signes de violences sexuelles suivies de violences mortelles. Outre les blessures relevées sur le corps, les vêtements de la victime étaient éparpillés aux alentours et ses parties intimes présentaient des traces évidentes d’agression.
Les témoignages recueillis par les enquêteurs indiquent que la victime avait été aperçue, la veille, en compagnie d’un homme surnommé F., gardien dans le quartier dit Jerosalema. Celui-ci aurait reconnu avoir discuté avec elle, affirmant qu’elle avait ensuite été raccompagnée par deux jeunes hommes identifiés par les initiales N. et K.
Ces derniers ont nié toute implication. Quant à F., il aurait quitté son domicile le matin du 9 mai, vêtu de vêtements propres, avant de disparaître. Son logement fait désormais l’objet d’une surveillance.
Après les constatations d’usage, la gendarmerie a remis la dépouille à la famille et ordonné une autopsie. Les autorités ont également lancé un appel à la vigilance auprès des riverains, invités à signaler tout comportement suspect.
L’enquête, menée par la brigade d’Ambohimalaza, vise désormais à établir les circonstances exactes du drame, le mobile ainsi que l’identité des auteurs et d’éventuels complices.
Sous le choc, les habitants expriment leur colère et leur inquiétude. Les autorités assurent poursuivre activement les recherches afin que les responsables soient identifiés et traduits en justice.
Gustave Mparany
