Le risque de coupures de courant réapparaît avec l’arrivée de la période d’étiage. Les capacités de production hydroélectrique de la Jirama sont en recul.
« La production hydroélectrique commence à baisser », affirme une source à L’Express de Madagascar. Les réserves d’eau alimentant les centrales hydroélectriques diminuent progressivement. « La pluie n’est pas tombée depuis plusieurs jours », explique notre source à Andekaleka. Les travaux de rehaussement du barrage, engagés afin d’augmenter les capacités de stockage, n’ont pas permis d’écarter les difficultés liées au niveau des réserves. « C’est l’eau elle-même qui vient à manquer », ajoute-t-elle.
Cette situation contraint les exploitants à adapter la production. « Seuls trois groupes fonctionnent durant la journée, pour produire près de 80 MW. Les quatre groupes sont utilisés pendant les heures de pointe, en soirée, en utilisant l’eau stockée durant la journée, ce qui permet de produire 115 MW. Mais cette solution reste précaire, car ce stock s’épuise en seulement trois heures », poursuit la même source.
Pour l’heure, la Jirama indique qu’aucun délestage n’est encore appliqué. « Tout dépendra des précipitations. À ce rythme, la production peut diminuer jusqu’à 50 ou 60 MW pendant le pic de la saison sèche », précise notre source, qui évoque également la possibilité d’un recours à la pluie provoquée. Des opérations de ce type avaient déjà été menées en avril dans la zone d’Andekaleka. La direction générale de la Météorologie rappelle toutefois que la faisabilité de ces interventions dépend des conditions météorologiques.
Le Conseil des ministres du 19 mai a approuvé la mise en œuvre d’une stratégie d’urgence destinée à limiter les effets de la saison sèche sur les capacités de production de la Jirama et l’approvisionnement du pays en électricité. Les modalités de cette stratégie n’ont pas encore été détaillées.
Miangaly Ralitera