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| Une borne fontaine dans le 6e arrondissement. |
À Andraisoro, Mahazo, Fort Duchesne, Amparibe, Itaosy et dans d’autres quartiers, des abonnés de la Jirama se réjouissent du retour « miraculeux » de l’eau, après de longues périodes de pénurie. Dans les zones situées en bout de réseau, pourtant, les difficultés d’approvisionnement en eau persistent.
«Il n’y a pas d’amélioration constatée. Le robinet reste à sec, jour et nuit. Nous payons 1 000 ariary pour un bidon de 20 litres d’eau, que la personne chargée de la collecte va chercher à Ankadikely Ilafy», témoigne Antsa, une mère de famille à Ambohijanaka Ilafy, hier. À Talatamaty, aucune amélioration de l’approvisionnement en eau n’est également observée, selon un habitant de cette commune. Même chose à Ambohijanahary Antehiroka, à Andoharanofotsy, à Ivato, entre autres.
L’approvisionnement en eau à Antananarivo s’est amélioré avec la fin des travaux de l’Unité compacte de traitement (UCT) de Mandroseza, inaugurée vendredi dernier. Cette nouvelle installation, dont les travaux ont été réalisés en collaboration avec la Banque mondiale à travers le Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Eau Potable (PAAEP), a permis d’ajouter 22 000 m³ d’eau au réseau de la Jirama.
Cependant, cette production reste insuffisante face au déficit estimé à 100 000 m³ dans la capitale. À cela s’ajoute la vétusté des réseaux et des infrastructures de distribution. La Jirama appelle à une utilisation responsable de l’eau et annonce le maintien du système de tours d’eau.
La situation pourrait toutefois s’améliorer dans les mois à venir grâce à d’autres projets en cours. Le renforcement de la station de Mandroseza II Bis devrait notamment permettre d’injecter 42 000 m³ d’eau supplémentaires par jour dans le réseau de la capitale.
Miangaly Ralitera
