Huit cent vingt-deux ossements, arrachés à la terre et aux tombes, ont été découverts dans vingt sacs abandonnés à Mahatazana Ambany, au cœur de la ville d’Andilamena, lundi. Selon les médecins, ces restes appartiendraient à près de quatre cent onze défunts, victimes d’un pillage macabre.
Ce sont des habitants, inquiets et révoltés, qui ont alerté la Police nationale. L’Inspecteur Beniavana Eric Rakotoson, adjoint au commissaire, a conduit l’opération avec ses hommes. Dans la poussière du village, les sacs ont été ouverts un à un, laissant apparaître des os longs, alignés comme les preuves d’un crime silencieux.
Derrière ces profanations, sept individus ont été identifiés. Trois sont déjà mis en garde à vue, tandis que quatre autres restent en fuite. La traque continue, et les Forces de l’ordre multiplient les appels à la population assurant que toute information sera recueillie dans la discrétion la plus totale.
Dans ce district où les tombes sont censées préserver la mémoire des ancêtres, cette découverte a provoqué un véritable choc. Les habitants voient leurs cimetières comme des lieux vulnérables, où le repos des morts n’est plus garanti.
Gustave Mparany