VOIRIE - Des portions de route aux 67 Ha coupées pendant un mois

La fermeture temporaire de la rue Pierre Rajaonah, dans le cadre de travaux de réhabilitation, entraîne des déviations pour les usagers. Cette situation suscite à la fois espoirs et inquiétudes, dans un contexte déjà marqué par plusieurs chantiers d’assainissement dans la capitale.

L’état des routes aux 67Ha.

Attendus de longue date par les usagers comme par les riverains, des travaux de réhabilitation sont en cours sur la rue Pierre Rajaonah. Le tronçon concerné s’étend de la place Vatobe aux 67 Ha, jusqu’à la place dite Coco Plastique, à Andohatapenaka. Le chantier, lancé hier, devrait s’étaler sur une période d’un mois.

Dans un communiqué publié avant-hier, la Commune urbaine d’Antananarivo annonce la fermeture temporaire de cet axe à la circulation du 10 avril au 10 mai. Cette mesure s’accompagne de dispositions spécifiques visant à limiter les perturbations, notamment pour les usagers des transports en commun.

Ainsi, les taxibe de la ligne 163 Mirindra, reliant Ankasina à Ampasika dans les deux sens, sont contraints de dévier leur itinéraire en empruntant l’axe passant par l’arrêt de la ligne 30 afin de contourner la zone de travaux. De leur côté, les lignes D et B, desservant Ivato, Ambohidratrimo et les communes périphériques, transitent désormais par le boulevard de l’Europe (Madinox) ainsi que par la route de la Francophonie, à proximité du stade Makis d’Andohatapenaka.

Désagréments

À noter que ces itinéraires alternatifs sont déjà utilisés depuis plusieurs mois par de nombreux transporteurs, y compris ceux des taxibe, ce qui pourrait faciliter l’adaptation des usagers durant la période des travaux.

Sur le terrain, les réactions sont partagées. « C’est une bonne initiative, cette route est vraiment en mauvais état depuis longtemps. On espère que les travaux seront bien faits et durables », confie Antonio, un habitant du 67 Ha.

Du côté des usagers des transports en commun, certains redoutent toutefois les désagréments liés aux déviations. « Le détour risque d’allonger le trajet et d’augmenter les embouteillages, surtout aux heures de pointe. De plus, plusieurs routes dans la capitale sont déjà fermées en raison des travaux de remplacement des canalisations souterraines, notamment entre le stade Malacam et le marché de Petite Vitesse à Isotry, ainsi qu’entre le stade Barea et le lac Anosy à Mahamasina », explique un passager de la ligne 163. Ces aménagements s’inscrivent dans le cadre de la phase II du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2).

Les riverains demandent notamment l’installation de caniveaux efficaces et un entretien régulier, afin d’éviter la réapparition rapide des dégradations après les travaux.

« Ce que nous souhaitons surtout, ce sont des caniveaux bien conçus et entretenus régulièrement. À chaque saison des pluies, l’eau stagne et abîme rapidement la chaussée. Si rien n’est fait de ce côté-là, la route risque de se détériorer à nouveau en peu de temps. Il ne suffit pas seulement de réhabiliter, il faut aussi penser à la durabilité des infrastructures », explique un habitant du quartier.

Malgré ces contraintes, beaucoup reconnaissent la nécessité de ces travaux, considérés comme une étape indispensable pour améliorer durablement les conditions de circulation dans la capitale.

Mialisoa Ida

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne