De l’athlétisme au judo, en passant par le tennis et le basketball, les sportives malgaches brillent. Mais derrière ces réussites, le développement du sport féminin demeure inégal.
| Claudine Nomenjanahary et Sidonie Fiadanantsoa figurent parmi les athlètes les plus en vue du moment. |
Le sport féminin connaît une évolution notable depuis deux dernières décennies à Madagascar. Longtemps reléguées au second plan, les femmes s’imposent désormais sur les scènes nationale et régionale, voire continentale, portées par des performances de haut niveau et une détermination affirmée. Cette progression repose sur des figures emblématiques qui ont ouvert la voie et inspirent aujourd’hui toute une génération.
Parmi elles, plusieurs olympiennes se distinguent. Nicole Ramalalanirina, championne d’Afrique en 1993 et championne du monde universitaire en 1995, demi-finaliste du 100 m haies à Atlanta, puis finaliste aux Jeux olympiques de Sydney en 2000 sous les couleurs françaises, ou encore Rosa Rakotozafy, sacrée championne d’Afrique, incarnent l’excellence sur la piste. Sidonie Fiadanantsoa a confirmé cette dynamique avec sa médaille d’or aux Jeux de la Francophonie. Autre référence du sprint, Claudine Nomenjanahary s’est illustrée sur les épreuves de vitesse du 60, du 100 et du 200 mètres.
Au-delà de l’athlétisme, d’autres disciplines profitent de cet élan. Le basketball 3x3 féminin, double champion d’Afrique en 2024 et 2025, le rugby à sept féminin, présent à la Coupe du monde en 2022, ainsi que le judo, se structurent progressivement. Dans cette dernière discipline, Laura Rasoanaivo incarne une relève prometteuse sur la scène internationale. Bien avant cette nouvelle vague, Dally Randriantefy avait déjà inscrit son nom dans l’histoire avec une 44e place mondiale, référence majeure du tennis malgache.
Ces parcours traduisent une évolution des mentalités. De plus en plus de jeunes filles s’orientent vers le sport, encouragées par ces modèles. Les compétitions féminines gagnent en visibilité, notamment dans les grandes villes, où les clubs renforcent leurs sections.
Combat pour l’égalité
Cependant, cette évolution reste précaire. Les sportives malgaches font face à un manque de moyens matériels et financiers, mais aussi à des freins socioculturels persistants. Les infrastructures demeurent insuffisantes, les opportunités internationales limitées, tandis que la médiatisation reste timide.
Ce contraste entre progrès et vulnérabilité s’observe également sur le plan humain. Comme le souligne Dally Randriantefy : « Pour la Gen Z, en tout cas, on remarque une nette progression de la puissance physique, liée à une préparation de plus en plus pointue, et, paradoxalement, une vulnérabilité émotionnelle prégnante, tant la sensibilité de chacun est désormais pleinement accueillie. »
Malgré ces obstacles, l’engagement des sportives ne faiblit pas. Leur parcours dépasse le cadre du sport et s’inscrit dans un combat pour l’égalité et la reconnaissance. Le rugby à sept et le basketball 3x3 féminins ont participé à une Coupe du monde en 2022, tandis que le rugby à XV enchaîne les campagnes africaines.
Le défi consiste désormais à pérenniser cette dynamique. Un soutien accru des instances, des partenaires et du public sera déterminant pour permettre au sport féminin de franchir un cap et de s’ancrer durablement dans le paysage sportif national.
Donné Raherinjatovo
Remonter à des années en arrière ne sert à rien. C'est la réalité d'aujourd'hui qu'il faut analyser et bon l'instant ce n'est pas très bon compte tenu du potentiel fille et garçon dans notre pays. Les vrais tests sont pour bientôt: chpts d'Afrique, jeux olympiques des jeunes, qualifications olympiques ... C'est à ce niveau là qu'il faut faire un vrai bilan .
RépondreSupprimerVous souhaitez soutenir les sportifs où sportives ?
RépondreSupprimerComment respecter les sportifs ves et laisser les stades à l’abandon!
Beaucoup de malgaches seraient heureux de travailler simplement en coupant le "gazon"? , derrière 2 jeunes dames !
Pendant ce temps le prézident se balade et fait le kakou !
Qu’en pense les jeunes d’êtres de BOS COCUS ?
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