Les dronistes demandent un allégement des procédures d’autorisation. L’ACM rappelle que la réglementation en vigueur doit être respectée.
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| L’utilisation des drones est soumise à une autorisation préalable. |
Face au rappel de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) concernant l’obtention d’une autorisation préalable pour tout usage de drones sur le territoire malgache, qu’il soit professionnel, commercial ou de loisir, les dronistes expriment leur inquiétude. Ils demandent ainsi un allégement de la procédure relative à cette autorisation. De son côté, le directeur général de l’ACM martèle qu’il s’agit d’un simple rappel, la loi en vigueur ne datant pas d’hier.
Les dronistes professionnels s’inquiètent de la réglementation encadrant leur activité, notamment de l’obligation d’obtenir une autorisation préalable délivrée par l’autorité compétente, en l’occurrence l’Aviation civile de Madagascar (ACM), pour tout usage de drone, qu’il soit professionnel, commercial ou de loisir. Réunis le week-end dernier, ces professionnels ont affirmé qu’ils ne s’opposent pas à la réglementation de leur métier, mais appellent à un dialogue avec les autorités. « Nous acceptons la régularisation de l’exercice de notre activité à travers la demande d’autorisation, mais les autorités doivent alléger la procédure, du moins pour les usages professionnels», déplore Christian, un droniste professionnel.
« Cette réglementation est nécessaire afin d’éviter la gabegie, compte tenu de l’augmentation du nombre d’utilisateurs de ces appareils sur le territoire national », ajoute-t-il.
Préoccupation
Leur principale préoccupation concerne le délai d’attente pour l’obtention de l’autorisation, notamment dans les cas de travaux urgents. Selon eux, l’ACM devrait disposer en amont des informations relatives aux drones introduits à Madagascar, notamment leurs références ainsi que l’identité de leurs propriétaires, afin de faciliter le contrôle et l’application des sanctions en cas d’infraction. Dans l’espoir de parvenir à un compromis, ces professionnels réitèrent leur appel à l’ouverture de discussions avec les responsables de l’ACM.
De son côté, l’ACM se montre ferme sur cette question. Son directeur général, Alban Rakotoarisoa, a précisé la semaine dernière qu’il s’agit d’un simple rappel d’une réglementation en vigueur depuis plusieurs années. Selon lui, « l’utilisation des drones doit obligatoirement se conformer à la législation en vigueur, notamment en matière de respect de la vie privée, de protection des données personnelles et du droit à l’image ». Il rappelle également que les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives, civiles et pénales.
Cette question de réglementation du secteur des drones fait suite aux révélations concernant l’existence de drones thermiques ayant survolé le domicile du chef de l’État.
L’ACM s’oriente actuellement vers une vulgarisation des règles et procédures encadrant l’usage des drones à Madagascar. Ainsi, une séance d’information consacrée à l’utilisation des drones de type RAM 10 000 se tiendra demain à Anosy. Elle visera à expliquer les exigences en matière de sécurité, d’enregistrement, de certification et de conditions d’exploitation.
Doris Mampionona
