Se soigner reste un luxe pour de nombreux Malgaches. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé célébrée hier, les consultations gratuites au stade Barea Mahamasina ont attiré une foule importante.
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| Maxime Rakotomanga, l’un des visiteurs ayant bénéficié des soins de proximité au stade Barea Mahamasina, hier. |
À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé (JMS), organisée hier au stade Barea Mahamasina, de nombreux bénéficiaires des consultations gratuites ont exprimé leurs difficultés d’accès aux services de santé, principalement en raison du coût élevé des médicaments.
« J’ai entendu dire que les soins étaient gratuits ici, alors je suis venu. Je souhaite faire examiner ma toux, mon asthme et mes yeux. Cela fait plus de 1 an que je tousse, c’est pourquoi j’ai décidé de venir en priorité », confie Maxime Rakotomanga, un quinquagénaire habitant à Ambalavao Isotry, rencontré sur place alors qu’il faisait la queue pour un dépistage du diabète. Presque tous les patients présents ont été soumis à ce test. Informé de l’événement à la télévision et à la radio, il est arrivé dès 8 h 30.
Comme de nombreux autres patients, il déplore le coût des traitements. « Je suis déjà allé chez le médecin, mais les médicaments sont trop chers, environ 50 000 ariary toutes les trois semaines. Mon asthme ne disparaît pas, surtout en période de froid ou de pluie, lorsque les crises se déclenchent », explique-t-il. Il précise qu’il prend des comprimés et utilise également un inhalateur.
Les symptômes restent particulièrement éprouvants. « Je n’arrive pas à dormir la nuit. Quand la crise commence, c’est étouffant, puis cela se transforme en toux avec beaucoup de crachats, pouvant durer près de deux mois », poursuit-il.
Défis
Même constat pour Claire Razanamahasoa, venue d’Androndrakely.
« Cette journée est une véritable opportunité pour moi, d’autant plus que des lunettes sont également distribuées. Je suis venue consulter pour des problèmes de vue et une maladie qui me provoque des démangeaisons », témoigne-t-elle.
Arrivée sur les lieux dès 7 heures du matin et faisant la queue pour entrer dans le stade, elle souligne l’importance de pérenniser ce type d’initiative. « Il est essentiel d’organiser ce genre d’activité au moins une fois par mois. Beaucoup de personnes n’ont pas les moyens de se soigner. Lorsqu’un traitement, même d’un mois, n’est pas suivi, la maladie ne fait que s’aggraver. Pour certains, cela dure déjà depuis près de 1 an », conclut-elle.
Un autre bénéficiaire, Jean-Claude Rakotondrasoa, partage le même avis. « Je suis venu pour consulter, mais aussi pour faire un dépistage général. Cela fait longtemps que je ressens des douleurs, mais je n’ai pas les moyens d’aller régulièrement à l’hôpital », explique-t-il. Comme beaucoup, il espère que ces consultations gratuites ne resteront pas ponctuelles. « Ce type d’initiative aide réellement la population. Sans cela, beaucoup d’entre nous continueraient à souffrir en silence, faute de moyens », souligne-t-il.
Les consultations ophtalmologiques ont particulièrement attiré les visiteurs, notamment grâce à la distribution gratuite de lunettes.
De manière générale, la population attend la multiplication de ce type d’initiatives, notamment en raison du manque de moyens. « Si le budget alloué à la santé était plus conséquent, l’accès aux soins serait facilité et les déplacements vers les hôpitaux moins contraignants. Un financement accru permettrait également d’augmenter les postes pour les professionnels de santé, d’améliorer les équipements hospitaliers et de garantir une meilleure prise en charge des patients», lance un patient, qui dépense chaque mois des sommes importantes pour pouvoir se soigner.
Selon la Loi de Finances Initiale (LFI 2026), « seulement 5,43 % du budget de l’État est consacré au secteur de la santé. Ce ratio, bien qu’il reflète un financement assuré par l’État, reste largement inférieur aux recommandations internationales, notamment l’objectif de 15 % fixé par la Déclaration d’Abuja pour les pays africains. Cela constitue une occasion de revisiter les défis du secteur », déplore une source.
Mialisoa Ida

Quand on pense à tout ce que l'autre tyran sanguinaire ancien président Français de Madagascar en fuite a détourné et volé durant sa présence au pouvoir mais qui ose encore implorer hypocritement Dieu et l'espérance du peuple Malgache démuni et appauvri . Oui c'est une HAUTE TRAHISON qui ne doit pas lui faire bénéficier a moindre échappatoire à la justice . Vivement en prison et immédiatement avec toute sa clique profiteuse !
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