PATRICK JAONA RAKOTOVAO, DTN DU SPORT AUTOMOBILE - « La relation avec la FIA en bonne voie »

Patrick Jaona Rakotovao, dit « Japa », a été élu et promu directeur technique national du sport automobile à Madagascar, le troisième depuis la création de la fédération. Il a pris ses fonctions cette semaine.


Pouvez-vous résumer votre parcours et les critères exigés pour devenir DTN du sport automobile?

J’ai été sollicité par certains clubs. Nous étions deux candidats à postuler. Nous avons procédé au vote et je l’ai emporté par 8 voix contre 4, avec un vote blanc. En tant qu’officiel, j’ai commencé vers 2006. J’ai exercé le poste de commissaire technique stagiaire sous les ailes du DTN Patrick Rabetrano pendant deux ans, avant de devenir CT à plein temps. J’ai obtenu le grade de délégué technique et j’ai occupé le poste de DTN adjoint vers 2013. J’ai fait une petite pause de 2018 à 2025. Puis, j’ai obtenu le grade de CRAC (chargé des relations avec les concurrents). J’ai exercé, la plupart du temps, les responsabilités de CT et de commissaire sportif. J’ai bénéficié des formations des officiels de la FIA lors des manches du championnat d’Afrique au pays. J’ai été nommé pour officier lors des manches du championnat d’Afrique au Burundi et en Tanzanie, mais je n’ai pas pu faire le déplacement. Dans ma carrière de compétiteur, j’ai débuté vers 1994 aux côtés de plusieurs pilotes, pour ne citer que Eddy Rasolofomasoandro, Lalasten, Kopela, Hery Be et d’autres pilotes étrangers. J’ai décroché le titre de champion de Madagascar en A6 en 2006.

Où en sont vos relations avec l’instance internationale ?

La fédération internationale, la FIA, va nous soutenir. Les procédures pour relancer la collaboration sont en cours. C’est déjà en bonne voie. Cette année, une délégation de la FSAM (Fédération malgache du sport automobile) va assister au rallye du Monténégro. Et les échanges vont s’enchaîner. Nous espérons principalement de la FIA une dotation en matériel de chronométrage, de plombage… Nous devrions aussi honorer les recommandations de la FIA sur l’environnement. Il ne faut plus éparpiller partout l’huile de vidange, et il faut éviter autant que possible les nuisances sonores en utilisant des échappements aux normes. Il faut des points positifs pour reconquérir la confiance de la FIA.

Que comptez-vous apporter pour le développement du sport auto ?

Je n’ai pas de vision ou d’objectif principal. Je devrai mettre en œuvre et concrétiser les projets du président Nono, car je suis séduit par son programme. Sur le plan technique, beaucoup reste à améliorer. L’entente avec la FIA est bonne. Nous allons axer l’appui de la FIA sur le renforcement des capacités en termes de technicité, car auparavant, nous avions constaté beaucoup de laisser-aller. Il faut désormais être exigeant et rigoureux. Ce sera ma mission et mon ambition personnelle.

Serge Rasanda

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