L’affaire du meurtre d’une commerçante à Mahajanga a conduit à trois arrestations. Les armes du crime, dissimulées, ont été retrouvées.
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| Les armes du crime saisies par la police. |
Treize jours après l’assassinat d’une commerçante de 67 ans à Mahajanga, la police judiciaire a saisi les armes du crime : un couteau rouillé et des morceaux de bouteilles de bière.
Ces objets ont servi à trancher la gorge de la victime dans son épicerie-bar de Mahavoky Nord, le 23 mars, entre 2 h et 3 h du matin. Le corps ensanglanté a été découvert au lever du jour par sa sœur, venue faire des achats.
Le téléphone de la victime était encore sur elle, la maison jonchée de bouteilles brisées. Des boissons non ouvertes étaient visibles à proximité et dans la cour. Le domicile de la sexagénaire se trouvait à une trentaine de mètres de son commerce. Le Bureau municipal d’hygiène et la Police nationale de Mahajanga se sont rendus sur place pour constater le décès, avant que la dépouille ne soit remise à la famille.
Les enquêteurs ont établi que le mobile du crime résidait dans une dispute liée à l’alcool. La commerçante et ses proches s’étaient affrontés dans un contexte d’ivresse, qui a dégénéré en violence.
Principale auteure
La principale auteure était sa nièce, qui l’a attaquée avec le couteau et les éclats de bouteille. Sa mère, sœur de la victime, était présente lors du drame et a aidé à dissimuler des indices pour protéger sa fille. Après avoir assisté aux funérailles, elle a été arrêtée à son retour à Mahajanga. Le 27 mars, sa fille et un coauteur avaient déjà été interpellés. Les trois suspects, ayant un lien de parenté avec la victime, ont été placés en garde à vue.
La Police nationale indique que cette affaire s’inscrit dans le cadre de ses opérations de lutte contre l’insécurité dans la région Boeny. Les forces de l’ordre affirment maintenir une vigilance constante face à la recrudescence des actes criminels observée ces derniers mois. Les trois personnes arrêtées seront déférées devant le parquet.
Les éléments matériels saisis, couteau et bouteille, serviront de pièces à conviction dans la procédure judiciaire. La police assure rester mobilisée pour éviter qu’un tel crime ne se reproduise.
Gustave Mparany
