Poursuite de la concertation avec les jeunes, le Premier ministre convie les représentants de la Gen Z à Mahazoarivo.
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| Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et des membres du gouvernement, à Tsimbazaza, le 13 avril. |
La collecte des propositions des jeunes se poursuit. Après une première concertation nationale des jeunes tenue lundi dernier, les consultations devraient se poursuivre à travers Madagascar, selon le programme établi.
Face aux divergences et aux multiples revendications exprimées par les jeunes, notamment les représentants se réclamant de la Gen Z, Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre, appelle à une rencontre de dialogue au Palais de Mahazoarivo ce vendredi 24 avril à 10 heures.
Selon un communiqué publié hier, les représentants du mouvement souhaitant participer devront justifier légalement leur qualité de représentants, avec les pièces ou documents attestant leur légitimité. « Les organisations de la Gen Z légalement constituées sont invitées à venir participer à une réunion avec le Premier ministre », indique le communiqué.
Lors de la présentation du projet de mise en œuvre du Programme général de l’État pour la Refondation, le chef du gouvernement a souligné l’importance de la concertation nationale, en particulier la prise en compte des propositions des jeunes et la valorisation de leur contribution. Il avait alors annoncé sa volonté de recevoir, fin du mois d’avril, ceux qui se réclament des militants Gen Z afin de les écouter à Mahazoarivo. Ce sera alors un cadre d’échange avec les jeunes, quels que soient leurs horizons ou leurs secteurs d’engagement.
Tensions
« J’accorde une grande importance à la jeunesse. J’ai confiance en les capacités des jeunes, en leur énergie, et j’apprécie leur élan. C’est ce qui m’a conduit à estimer qu’il doit y avoir un programme spécifique pour les jeunes », souligne le Chef du Gouvernement.
Parallèlement, plusieurs jeunes restent détenus par les autorités. En amont de la manifestation prévue le 18 avril, Amnesty International a dénoncé la répression visant des militants de la Gen Z. L’organisation évoque des arrestations arbitraires et l’usage d’accusations jugées floues, comme le complot criminel ou l’atteinte à la sécurité nationale, pour réduire au silence les voix critiques. Cette invitation au dialogue intervient ainsi dans un climat marqué par des tensions persistantes.
Justement, les camarades en détention affirment qu’ils ne comptent pas prendre part à cette rencotre en raison de ces arrestations. « Nous rejetons le dialogue et la discussion, car la violence, les arrestations et l’intimidation des jeunes qui s’expriment ont déjà eu lieu avant toute tentative de rapprochement. On a qualifié les jeunes ayant une vision pour réformer les pratiques politiques de fauteurs de troubles et de putshistes, (…). Si vous acordez réellement de l’importance aux jeunes, alors libérez Herizo (…), Rija (…) et Carine (…) », affirme la Gen Z 261 dans une publication sur sa page Facebook.
Ihariana Sarobidy

Une mascarade pour épater ceux et celles qui se laissent encore berner par une grossière récupération politique d'un régime qui piétine les droits civiques et les droits humains . Déjà on attend toujours de ce premier ministre un mois après son installation que son gouvernement fasse leur déclaration de patrimoine si on veut parler de bonne gouvernance .
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