Colère noire pour les abonnés de la Jirama et habitants de Mahajanga. Ils sont privés d’eau potable depuis une semaine.
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| Le parc solaire a coûté une fortune mais n’a jamais fonctionné depuis son installation l’année dernière. |
La majorité des quartiers, dont Tanambao Ambalavato, Mahavoky Atsimo et alentours, Tsaramandroso Ambony, Mahabibokely, Mangarivotra, d’Androva jusqu’à Tsararano, sont touchés par une pénurie d’eau, après le lundi de Pâques. Mais la plupart ne sont pas réapprovisionnés depuis le passage du cyclone Fytia.
«Les bornes-fontaines publiques sont, de ce fait, envahies. Mais elles suivent un horaire et sont fermées après 18 h. Nous avons dû nous approvisionner au croisement du bloc administratif à Ampisikina, car c’était le seul ouvert. Notre puits ne fonctionne pas en cas de coupure d’électricité. Il fait pourtant chaud et nous avons besoin de prendre une douche au moins trois fois par jour. Les responsables de la Jirama devront se pencher impérativement sur le problème d’approvisionnement en eau dans les 26 fokontany de Mahajanga. La situation dure depuis presque dix années. On parle de rénovation et de refondation, mais depuis octobre dernier, la situation dans la ville de Mahajanga n’a pas du tout changé», a déploré un employé de l’administration publique.
« Les bornes-fontaines publiques sont, de ce fait, prises d’assaut. Mais elles fonctionnent selon un horaire précis et ferment après 18 h. Nous avons dû nous approvisionner au croisement du bloc administratif à Ampisikina, car c’était le seul point encore ouvert. Notre puits, lui, ne fonctionne pas en cas de coupure d’électricité. Pourtant, il fait chaud et nous avons besoin de prendre une douche au moins trois fois par jou», souligne un employé de l’administration publique.
« Les responsables de la Jirama devront impérativement se pencher sur le problème d’approvisionnement en eau dans les 26 fokontany de Mahajanga. La situation dure depuis presque dix ans. On parle de rénovation et de refondation, mais depuis octobre dernier, rien n’a changé dans la ville de Mahajanga », déplore l’interlocuteur.
Après le passage du cyclone, le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH) a doté la Jirama de Mahajanga de deux générateurs, d’une puissance respective de 200 kVA et de 30 kVA, le 6 février dernier. Ce, afin d’améliorer et de sécuriser l’approvisionnement en eau de la population locale. Mais, aujourd’hui, la situation n’a pas du tout évolué. Ces groupes électrogènes devraient aider à pallier les retards d’approvisionnement en eau causés par les coupures de courant. Ils étaient installés pour alimenter en électricité les champs de forage de Mahavelona, Androtakatra, Ampombonavony et Ambondrona.
Gaspillage
«Nous exigeons des responsables d’apporter des explications sur l’existence de ces deux groupes. Car les coupures de courant frappent encore de plus belle et perturbent complètement nos activités. Les microcoupures provoquent de nombreux préjudices, dont la détérioration de nos matériels», a, pour sa part, critiqué un opérateur économique à Tsaramandroso Ambony.
Par ailleurs, le parc solaire de 5 MW installé à Manjarisoa depuis mars 2025 n’est toujours pas opérationnel. Visible le long de la route nationale, il n’apporte pas encore les effets attendus sur l’approvisionnement électrique de la ville. Le projet comprend 3 MW de panneaux solaires et 2 MWh de stockage par batteries, pour un coût évalué à près de 195 milliards ariary. Pour l’instant, la population ne bénéficie pas encore des avantages espérés de cette infrastructure. D’après les estimations, ce projet permettrait à la société de faire une économie significative de 19 000 à 20 000 m³ de carburant par an.
Vero Andrianarisoa
