La gestion des infrastructures sportives par Tafita (Tahiry Aina ho an’ny Fanatanjahantena sy Fitsinjovana ny Tanora) repose sur un principe clair : ouvrir largement l’accès tout en maintenant une organisation rigoureuse. À travers des complexes multisports, gymnases couverts et terrains de proximité, l’organisme s’impose comme un pilier du développement sportif à Madagascar.
Aujourd’hui, sept grandes infrastructures sont sous sa responsabilité : le Palais des sports de Mahamasina, le Gymnase Ankoay à Ankorondrano, ainsi que les gymnases couverts de Mahajanga, Fianarantsoa, Toliara, Antsiranana et Betafo. Leur particularité réside dans leur gratuité pour les fédérations, à condition de formuler une demande précisant les créneaux, la discipline et le type d’activité. L’attribution dépend ensuite des disponibilités.
Ce système favorise une mutualisation efficace d’équipements rares et très sollicités. Basketball, handball, volleyball, haltérophilie, tennis de table, lutte et arts martiaux cohabitent dans une logique de partage. Les compétitions officielles et les regroupements nationaux restent prioritaires, mais l’objectif demeure l’équité entre les disciplines.
Une telle organisation exige toutefois une coordination permanente. Gestionnaires et fédérations doivent éviter les chevauchements, optimiser les plannings et préserver les installations. Malgré ces contraintes, ce modèle est largement salué pour son ouverture et son rôle majeur dans le sport de base.
Si Antananarivo a été relativement épargnée, l’Est du pays a subi de plein fouet le passage du cyclone Gezani. Plusieurs infrastructures gérées par Tafita ont été endommagées, perturbant fortement les activités sportives locales.
Les terrains de proximité, souvent à ciel ouvert, ont été les plus touchés : surfaces dégradées, équipements emportés, clôtures abîmées. Certaines structures couvertes ont également souffert, notamment au niveau des toitures et des vestiaires. Dans plusieurs zones, les activités ont dû être suspendues.
Concernant les sites les plus affectés à Toamasina et Mahajanga, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, donne des précisions : « Des discussions sont déjà en cours avec la Banque mondiale pour le processus de réhabilitation des infrastructures endommagées à Toamasina et à Mahajanga. » Le défi est désormais double pour le ministère, via Tafita : restaurer les installations endommagées tout en préservant son modèle d’accès gratuit et partagé.
Donné Raherinjatovo