La justice a tranché. À la suite de l’occupation illégale et de la pratique d’activités agricoles à l’intérieur et autour du barrage d’eau dans la commune rurale d’Ankazomborona, district de Marovoay, la décision du tribunal administratif a statué en défaveur des agriculteurs locaux le 24 avril dernier.
Désormais, toute activité agricole est interdite aussi bien dans la zone entourant le barrage qu’à l’intérieur de celui-ci.
Le directeur de la planification du développement au sein de la région Boeny ainsi que les conseillers techniques du député de Marovoay, se sont rendus sur place pour annoncer cette décision.
Rappelons que la région Boeny a déposé une requête auprès du tribunal administratif de Mahajanga face à l’invasion de cette infrastructure déjà ensablée, qui a provoqué l’asséchement total de la digue, depuis quelques années.
Le différend qui a opposé la région Boeny aux agriculteurs était l’utilisation de l’eau du barrage et l’occupation illégale des lieux.
Le tribunal administratif de Mahajanga a effectué, auparavant, une descente sur place avec les représentants de la région, du député, de la commune d’Ankazomborona ainsi que des chefs fokontany, avant l’application de cette décision.
Ankazomborona est reconnu pour son important barrage de retenue d’eau, indispensable à la riziculture dans la plaine de Marovoay. Elle est considérée comme l’un des greniers à riz de Madagascar.
Ce village de riziculteurs dépend fortement de ces infrastructures hydrauliques pour l’irrigation des cultures. Le barrage sert notamment de réservoir alimentant un vaste réseau de canaux dans la zone rizicole environnante.
Des coopératives locales, appuyées par des organismes tels que la Japan International Cooperation Agency (JICA), participent à la gestion de l’eau et des semences dans cette région.
Cependant, des tensions foncières liées à l’usage des terres et de l’eau ont, depuis plusieurs années, perturbé le fonctionnement normal du barrage.
Vero Andrianarisoa