Une forêt à Soanierana Ivongo est mise à mal par des orpailleurs clandestins. Des opérations de déguerpissement ont été effectuées, selon le ministère de l’Environnement et du Développement durable.
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| Une partie de la forêt de Soanierana Ivongo endommagée par des extracteurs d’or. |
Une forêt située dans le district de Soanierana Ivongo, dans la région d’Analanjirofo, subit des dégradations. Des orpailleurs clandestins y ont défriché la végétation et abattu des arbres. Ils ont exploité cette forêt, gérée par la communauté de base (VOI), pour y extraire de l’or. « À ce jour, environ un hectare a été affecté », a indiqué hier Marc Behaja Rajaonarivo, directeur de l’Environnement et du Développement durable. Ce dernier souligne que la situation est « bien gérée » actuellement. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable affirme avoir expulsé les exploitants de la zone forestière. « Douze personnes ont été arrêtées. (…) Elles seront traduites en justice et écoperont de sanctions conformément à la loi », précise le ministère dans une publication, hier.
La direction régionale de l’Environnement et du Développement durable à Analanjirofo estime à près de deux mille le nombre d’orpailleurs ayant envahi cette forêt. Ils proviendraient des quatre coins de l’île. Une première opération de déguerpissement avait déjà été menée au mois de mars, selon les autorités locales.
Moyens limités
Cependant, des exploitants illégaux sont revenus sur le site. La direction régionale de l’Environnement et du Développement durable d’Analanjirofo, en collaboration avec les forces de l’ordre ainsi que les communautés locales gestionnaires de la forêt (VOI Mahasoa et VOI Tanandava), est intervenue pour les évacuer de la zone forestière. « Près d’une centaine d’entre eux y sont retournés. La plupart ont attendu l’annonce d’une nouvelle opération et ont quitté les lieux avant l’arrivée des autorités », indique un responsable.
Cette opération a fait suite à une alerte concernant des exploitants illégaux de ressources naturelles dans la forêt d’Ambalanirana. « Lors de cette opération d’évacuation, douze personnes ont été arrêtées après avoir été surprises en train de revenir illégalement dans la forêt, malgré leur expulsion précédente », précise le ministère. Par ailleurs, les gestionnaires forestiers disposeraient de moyens limités pour assurer des patrouilles quotidiennes afin de lutter contre les exploitants illégaux qui détruisent les forêts.
Miangaly Ralitera
