Une nouvelle livraison d’armements et d’équipements militaires russes a été réceptionnée au camp du 1er Bataillon parachutiste, à Ivato, hier. Dans le lot figurent des tanks à chenilles.
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| Photo des chars à chenilles livrés par les Russes. |
Et de trois. Dans le cadre de sa coopération militaire avec Madagascar, la Russie a procédé à la livraison d’un nouveau lot d’armements et d’équipements militaires. Une réception officielle de ce matériel militaire s’est tenue hier au camp du 1er Bataillon parachutiste, à Ivato, en présence du colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, et des quatre Hauts conseillers de la Refondation.
Il s’agit de la troisième livraison de cargaison militaire par les Russes pour l’armée malgache depuis la prise de pouvoir des militaires, et de la deuxième en un mois. Ce troisième lot comprend des armes, des munitions, des tenues de combat et, les plus visibles, des chars à chenilles. Les discours d’hier et la communication autour de l’événement ne mentionnent pas la qualité des équipements livrés. Les photos publiées par la présidence de la Refondation de la République montrent deux tanks.
« C’est une continuité de la coopération militaire entre l’armée malgache et l’armée russe », se félicite le général Ely Razafitombo, ministre des Forces armées, dans sa prise de parole. Une coopération qui, selon lui, s’est renforcée après la visite officielle du Chef de l’État en Russie, en février. Les premiers pas de cette coopération militaire redynamisée ont été faits par les Russes avec la visite d’une délégation de quarante personnes conduite par un officier général, en décembre.
La presse internationale affirme que, parmi eux, figurent des éléments d’Africa Corps, une organisation paramilitaire russe qui assure en Afrique la défense des intérêts extérieurs de la Russie. Cette délégation, arrivée en décembre à bord d’un avion-cargo, a remis un premier lot d’équipements militaires, dont des fusils d’assaut, des fusils de précision et des drones militaires. Depuis janvier, des instructeurs russes sont chargés de la formation des éléments de l’armée.
Sur l’axe Iavoloha-Ivato, en passant par Ambodivona et Ivandry, où se trouvent les hôtels où ils sont hébergés, il est fréquent de croiser ces instructeurs russes en tenue militaire, roulant à vive allure à moto ou conduisant des pick-ups de l’armée. Certains, en tenue civile, ont leurs habitudes dans les supermarchés d’Ambodivona, d’Ankorondrano et d’Ivandry.
Réactions mitigées
La deuxième livraison d’équipements militaires russes a été faite le 27 février. Le Chef de l’État et la majorité des membres du gouvernement ont réceptionné deux hélicoptères Mi-8 « désarmés » et six camions militaires. Pour leur première mission, ils ont été utilisés dans les opérations d’urgence en réponse au passage du cyclone Gezani. Pour cette troisième livraison d’équipements militaires, des chars de guerre sont donc compris dans le lot.
« Ils serviront à renforcer la défense de nos frontières et de notre territoire », indique le général Razafitombo, parlant des chars blindés à chenilles. Abstraction faite des armes et des nouvelles tenues de combat de l’armée, les réactions sont mitigées quant à l’utilité des tanks. Madagascar n’a pas d’ennemi déclaré et n’est pas engagé dans un conflit ouvert avec un autre État. Pour certains observateurs, le renforcement des équipements pour sécuriser le territoire maritime serait plus opportun.
Par ailleurs, certains s’imaginent difficilement voir les tanks mis à contribution dans la lutte contre l’insécurité rurale, bien que les chars à chenilles aient l’avantage de pouvoir se mouvoir assez aisément en terrain difficile. Leur lourdeur et leur lenteur sur route sont leurs principaux points faibles. Selon quelques experts, les tanks sont coûteux en entretien et en carburant. Néanmoins, ils s’accordent à dire que même si le pays n’est pas en guerre, « il est toujours opportun de renforcer l’équipement de l’armée ».
À entendre ces derniers, toute aide est la bienvenue, même la dotation de chars. « Dans notre cas, les tanks ont un rôle dissuasif. Ils servent à montrer qu’un pays a une capacité de défense crédible et ainsi à décourager une agression potentielle », explique l’un des experts contactés. En matière de lutte contre l’insécurité, « en cas d’affrontement de grande envergure avec des dahalo, par exemple, les chars, avec leur puissance de tir, peuvent servir d’appui-feu aux troupes ».
Toutefois, si les tanks sont des atouts dans les conflits conventionnels, ils sont vulnérables face aux nouvelles techniques et technologies de guerre. Leurs dimensions et leur vitesse relativement lente en font des cibles faciles pour les missiles anti-char et les drones kamikazes. Du reste, le coût logistique revient toujours dans les discussions lorsque les limites de l’utilisation des tanks sont soulevées.
Garry Fabrice Ranaivoson

Cadeau empoisonné, la Russie petit à petit s'installe chez nous ... avec quels objectifs ? Quand on voit ce qui se passe dans certains pays africains, on a du souci à se faire. Au fait, les futures élections démocratiques, c'est pour quand ? Un jour !!!!!
RépondreSupprimerLe bâtard se la joue mollo mollo histoire faire semblant d'oublier que son gourou l'ancien président Français de Madagascar a toujours refusé de condamner Poutine pour la guerre en Ukraine ! Wagner a bien fait la pluie et le beau temps chez Kraoma Mining Malagasy avec le régime tyrannique du voleur Rainilainga !
SupprimerEn revanche les tanks sont constamment utilisables pour intimider les foules et les écraser lors des manifestations,on l'a vu de Prague à la place Tienanmen...
RépondreSupprimerDes blindés ont été bien déployés lors des manifestations des GILETS JAUNES en 2019 société de mes C.... !
SupprimerManifestations à Paris qu'on se le dis bien !
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