Face à la conjoncture, les principaux responsables des FDS ont parlé d’une seule voix, hier. Une grande première depuis le début de la Transition.
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| De gauche à droite, le ministre délégué à la gendarmerie nationale, le ministre des Forces armées, et derrière eux, le directeur général de la police nationale. |
Une déclaration solennelle. C’est ce qui a été lu par le général Ely Razafitombo, ministre des Forces armées, hier en milieu d’après-midi, au siège de son département, à Ampahibe. Une déclaration solennelle au nom des Forces de défense et de sécurité (FDS) et dans laquelle il lance un appel au calme, tout en mettant en garde contre les risques de dérives susceptibles de compromettre la stabilité nationale et le fonctionnement des institutions.
Pour la première fois depuis le début de la Transition, les trois entités au sein des FDS parlent d’une seule voix sur la situation nationale. Une sortie imposée, vraisemblablement, par la crispation de la conjoncture politique depuis quelques jours. Autour du ministre des Forces armées, il y a donc eu le ministre délégué à la gendarmerie nationale et les principaux responsables au sein de l’armée, de la gendarmerie et de la police.
«Face à la situation actuelle, il est constaté que les jeunes, les civils et les forces de l’ordre expriment, à travers les messages diffusés récemment, une volonté d’apporter des changements. Il est également observé qu’il existe des intentions de perturber la vie nationale et de renverser les institutions déjà en place», déclare alors le général Razafitombo, en ajoutant : « nous appelons tout un chacun au calme et au respect de l’ordre établi afin de permettre le bon déroulement du dialogue national et de toutes les étapes qui y sont liées ».
Le ministre des Forces armées « invite » également ceux qui souhaitent s’exprimer à le faire de manière pacifique et «encourage le rapprochement et les échanges dans un esprit de respect mutuel». Sur le volet de mise en garde, l’officier général lance : « nous appelons ceux qui envisagent de semer le trouble à mettre fin à ces manœuvres ».
Le ministre des Forces armées « invite » également ceux qui souhaitent s’exprimer à le faire de manière pacifique et «encourage le rapprochement et les échanges dans un esprit de respect mutuel». Sur le volet de mise en garde, l’officier général lance : « nous appelons ceux qui envisagent de semer le trouble à mettre fin à ces manœuvres ».
Avertissement
Bien que, dans le ton de la voix, le général Razafitombo ait joué la note de l’apaisement, certains mots et quelques passages de la déclaration qu’il a lue résonnent sur un ton d’avertissement ferme. Il met par exemple à l’index « la circulation d’idées clivantes et menaçant la souveraineté nationale ainsi que l’unité du pays », via les réseaux sociaux.
Depuis le début de l’administration de la Refondation de la République, une série d’interpellations pour des motifs de suspicion de tentative de déstabilisation, d’atteinte à la sûreté de l’État et de coup d’État se sont succédé. Les dernières en date concernent les quatre membres de la Gen Z, dimanche. Leur arrestation et leur garde à vue pour enquête à la brigade criminelle d’Anosy ont été confirmées par le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police nationale.
Sur les quatre membres de la Gen Z interpellés et faisant l’objet d’une enquête, deux ont été autorisés à rentrer chez eux pour des raisons de santé, indique le directeur général de la police. La déclaration d’Ampahibe, hier, s’adresse aussi aux membres des FDS. Certains figurent parmi les accusés dans l’affaire de tentative de coup d’État et d’assassinat du chef de l’État. Le général Razafitombo rappelle ainsi que les Forces de défense et de sécurité « respectent strictement la légalité, les institutions et l’organisation interne ».
Tout en soulignant le respect de la discipline et de la hiérarchie, le ministre des Forces armées prévient également que « les Forces de défense et de sécurité ne constituent ni un espace ni un instrument politique servant à des ambitions personnelles ou à la recherche d’avantages ».
Garry Fabrice Ranaivoson

Est ce là le début d'une mise au pas de la Jeunesse ? Les FDS s'imposent ... Pour combien de temps ? On croise les doigts ...
RépondreSupprimerSi la pluralité des discours pouvait entraîner la pluralité des actions de tolérance et de compréhension, la Nation en serait honorée.
RépondreSupprimerDu verbe à la conjugaison, tout un plaidoyer.
Toujours pérorer pour ne rien dire au même titre que l’autre bâtard plus haut !
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