COI - Edgard Razafindravahy quitte la COI

Le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien a remis sa démission, vendredi. Malgré un départ anticipé, son passage est salué pour un bilan jugé positif et sans fausse note.

Edgard Razafindravahy a été élu secrétaire général de la COI, à l’unanimité, en juillet 2024. 

Comme il fallait s’y attendre, le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI) a remis, vendredi, sa démission au président du Conseil des ministres de l’organisation. Une décision qui s’inscrit dans un contexte où les nouvelles autorités malgaches n’ont jamais caché leur volonté de le remplacer.

Élu à l’unanimité par le Conseil des ministres de la COI en juillet 2024 pour occuper le poste de secrétaire général, Edgard Razafindravahy n’y sera resté que vingt et un mois, alors que son mandat devait durer quatre ans. Son mandat aura néanmoins été marqué par un véritable engagement envers la région, à en juger notamment par la réponse apportée par le président du Conseil des ministres de la COI à sa lettre de démission, laquelle doit être examinée lors du Conseil des ministres extraordinaire de ce jour.

Durant ce passage au secrétariat général, aucun faux pas, aucun abus, aucun manquement n’a, à ce jour, été relevé par le Conseil des ministres.

Son bilan apparaît globalement positif. Edgard Razafindravahy a mis en avant plusieurs priorités, notamment la sécurité maritime, la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire — avec la formation de plusieurs techniciens dans diverses spécialités —, la protection de l’environnement, illustrée par l’accréditation de la COI au Fonds vert, l’engagement des jeunes en politique avec la création d’un Parlement régional des jeunes, ainsi que le chantier de la modernisation de l’organisation.

Autrement dit, Madagascar n’a pas à rougir des résultats enregistrés sous le secrétariat général d’Edgard Razafindravahy. L’intéressé doit d’ailleurs présenter, ce jour, le bilan complet et détaillé de son mandat.

Quant à son successeur, l’incertitude demeure. On ignore encore si Madagascar proposera un nouveau candidat ou si le Conseil des ministres choisira un prétendant issu d’un autre État membre, dans la mesure où le secrétariat général obéit à un principe de rotation. La décision revient au Conseil des ministres, qui statue à l’unanimité des pays membres.

L'Express de Madagascar

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