Hier soir, un incendie a ravagé un hangar à Manjaka Ilafy, où un ressortissant chinois a péri et un autre demeure introuvable.
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| Au cœur du brasier, les pompiers affrontent le feu. |
Le quartier de Manjaka Ilafy a vécu une soirée de cauchemar hier. Vers 19 heures, un incendie géant s’est déclaré dans l’enceinte de la société Minimad et a détruit un hangar loué par des ressortissants chinois qui y fabriquaient des sandales.
Dans ce brasier, deux hommes ont été piégés : le père du patron et son employé, qui l’assistait chaque jour dans ses tâches. Ils dormaient à l’intérieur lorsque les flammes les ont surpris. Les secours n’ont retrouvé qu’un corps réduit à des ossements, impossible à identifier, tandis que l’autre victime demeure introuvable.
« Aujourd’hui, le hangar a fermé beaucoup plus tôt que d’habitude. Il reste encore deux personnes à l’intérieur, des ressortissants chinois. On a essayé de les joindre par téléphone sans succès. Dans ce bâtiment, il y a une petite pièce où ils dorment. Normalement, ils ferment toujours la porte à 21 h, mais aujourd’hui, cela n’était pas le cas. Le père du patron et une personne qui l’assiste sont restés coincés dedans », explique une proche des victimes aux forces de l’ordre.
Biens matériels
Devant le site, la foule, dont des personnes craignant que leurs proches ne soient encore prisonniers des décombres, a tenté de forcer l’entrée.
Le feu a également dévoré les biens matériels. Un véhicule Sprinter, chargé de marchandises pour une livraison matinale, a été entièrement calciné avec sa cargaison. Les sapeurs-pompiers d’Analamahitsy sont arrivés une vingtaine de minutes après le début du sinistre et ont mobilisé au moins trois fourgons pour contenir le brasier.
La Jirama a coupé l’électricité dans la zone pour éviter tout risque supplémentaire. Les gendarmes et les policiers ont sécurisé le périmètre, empêchant non seulement les curieux d’approcher, mais aussi les profiteurs qui tentaient de piller. Environ 50 % du feu était maîtrisé en début de soirée, mais les flammes continuaient de brûler, sans menace immédiate toutefois de propagation vers une société voisine.
Le hangar en feu était exploité par les locataires chinois. Les causes exactes de l’incendie restent, pour l’instant, inconnues. Tard dans la soirée, les pompiers ont poursuivi leurs opérations de refroidissement et de fouille, tandis que les habitants, sous le choc, contemplaient les restes calcinés du bâtiment et du véhicule.
Gustave Mparany
