GOUVERNANCE DE LA REFONDATION - La Gen Z dénonce des dérives

La Gen Z se rebiffe. La raison, selon une déclaration faite, hier, par ses représentants, est le constat des dérives dans la gouvernance de la Refondation de la République. Pour la jeune génération, la refondation promise tarde à être effective.

Les représentants de la Gen Z durant la déclaration faite devant la presse, hier.

La situation dérape et s’écarte totalement de la voie initiale. L’espoir est en train de se briser, de se détériorer et de se perdre. La corruption est flagrante et ne se cache plus. Les dirigeants s’éloignent des revendications exprimées sur le terrain [durant les manifestations]», dénonce alors la Gen Z.

Avec des mots forts et directs, les représentants de la Gen Z affirment leur «déception» face au sens que prendrait la conduite des affaires étatiques. Ils regrettent aussi «l’instrumentalisation» des jeunes afin de s’arroger la sympathie de l’opinion publique. «Aujourd’hui, il apparaît clairement qu’il n’y a pas d’écoute, ou s’il y en a une, elle est superficielle. Surtout, il n’y a aucune considération pour les raisons qui nous ont poussés à descendre dans la rue», affirme la Gen Z dans sa déclaration d’hier.

Aux manettes de la mobilisation populaire de septembre et octobre 2025, la Gen Z soutient que «c’est un changement radical du système que nous avons exigé ensemble, et non de simples réaménagements de façade». Elle soutient aussi «qu’il est constaté que les dirigeants actuels répètent les erreurs commises par ceux qui les ont précédés. Parmi ces erreurs figurent l’absence de dialogue, la minimisation de la voix de tous ceux qui ont lutté et le mépris des aspirations du peuple».

Dissolution

Parmi les faits que la Gen Z pointe du doigt est la présence d’anciennes figures de la précédente administration étatique dans les rangs du pouvoir actuel. Elle fustige aussi le fait que «d’anciens détenus, des auteurs de détournements de fonds publics, ainsi que des trafiquants soient mis en avant au palais [en référence au palais présidentiel]». La Gen Z en appelle alors au colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, «pour prendre les responsabilités qui lui incombent», pour recadrer la gouvernance du pays.

«En conséquence, nous exigeons sans condition la dissolution de ces institutions que nous jugeons défaillantes et constituant des obstacles au changement, à savoir, la Haute Cour constitutionnelle, l’Assemblée nationale et la Commission électorale nationale indépendante», lance alors la Gen Z, en arguant que «cette déclaration est faite pour défendre la lutte populaire. Depuis le début et jusqu’à ce jour, nous soutenons uniquement l’instauration d’un pouvoir transparent et fondé sur la justice».

La Gen Z affirme ainsi qu’elle «ne compte pas rester les bras croisés», et ajoute, «nous n’accepterons ni l’étouffement de notre lutte, ni son détournement, ni sa confiscation. Nous refusons également que cette lutte soit transformée en instrument de blanchiment des délinquants et des voleurs».

Garry Fabrice Ranaivoson

1 Commentaires

  1. Vous avez raison : il faut agir sans attendre, exiger un recadrage réel et un assainissement profond de l’administration publique avant que la situation ne dégénère davantage. Car, au final, c’est toujours la population qui en paie le prix. Tolérance zéro pour toute personne portant des antécédents de malversations ou traînant des casseroles

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