ENTREPRENEURIAT - Absence de mécanismes de plainte dans certaines entreprises

Une étude menée par l’Institut Européen de Coopération et de Développement (IECD) a révélé que peu d’entreprises du secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration disposent de systèmes permettant aux employés de faire remonter leurs préoccupations. L’enquête a couvert quarante-quatre entreprises dans les régions d’Analamanga, Matsiatra Ambony, Boeny et Atsimo-Andrefana.

Un atelier de restitution de la première étude sur la qualité de l’emploi, organisé la semaine dernière à Antanimena, a été l’occasion de présenter et de mettre en lumière l’absence de dispositifs efficaces pour gérer les plaintes des employés. Seules 14 % des entreprises sondées ont mis en place des structures permettant aux employés de signaler les violences ou abus.

L’IECD a également interrogé des anciens étudiants de ses écoles partenaires, désormais en poste dans des entreprises. Quatre principaux problèmes ont été identifiés par les travailleurs, notamment l’absence de mécanismes formels de plainte. Selon Steddy Rakotozimao, directeur du Pôle Hôtellerie et Restauration de l’IECD, de nombreux employés ne se sentent pas en confiance vis-à-vis des systèmes existants pour exprimer leurs préoccupations.

Par ailleurs, la couverture en santé et en sécurité sociale reste insuffisante, telles que l’Ostie et la CNaPs, ce qui accentue les préoccupations des travailleurs. En outre, les salaires demeurent faibles par rapport aux tâches accomplies.

Mialisoa Ida

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