Des scientifiques ont proposé des solutions pour la préservation des forêts lors du cycle de dialogue « Savoirs et action publique pour l’amélioration de la gouvernance de la biodiversité ».
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| Yves Mong, directeur du CNRE et Randianina Radilofe, coordinatrice régionale océan Indien de la Fondation de l’innovation pour la démocratie. |
L’exploitation des ressources naturelles n’est pas forcément nuisible à l’environnement, à condition qu’elle soit encadrée. Cela a été souligné lors du cycle de dialogue : « Savoirs et action publique pour l’amélioration de la gouvernance de la biodiversité », organisé hier par la Fondation de l’innovation pour la démocratie à l’École supérieure des sciences agronomiques (ESSA) à Ankatso.
« Ce n’est pas l’exploitation qui est mauvaise en soi, elle peut toujours être combinée avec la préservation, à condition de savoir comment procéder. Par exemple, pour la pêche aux crabes ou aux poissons, certaines zones sont temporairement mises en repos pour permettre aux ressources de se régénérer. On peut appliquer la même logique aux forêts », explique Yves Mong, directeur du Centre national de recherche environnementale (CNRE).
Contribution
Il insiste également sur la nécessité de repenser les pratiques locales pour que le reboisement réussisse.
« Malgré les efforts de reboisement menés depuis plusieurs années, les forêts continuent de diminuer. Il est donc crucial de tirer des enseignements et de revoir certaines méthodes. On peut, par exemple, créer des incitations pour impliquer les communautés locales. Si elles voient un avantage concret à une forêt bien entretenue, elles s’impliqueront davantage dans sa protection et sa gestion durable », poursuit-il.
Chercheurs, décideurs publics, organisations de la société civile, jeunes, communautés locales et partenaires internationaux ont tous apporté leur contribution à la réflexion sur la préservation de la biodiversité de Madagascar.
« Ce cycle de dialogues repose sur une conviction simple : les réponses aux crises écologiques ne viendront pas d’un seul acteur, ni d’ailleurs détenteur de solutions miracles. Elles émergeront du croisement des savoirs, des expériences et des responsabilités, dans des interrelations où chacun des acteurs apporte sa pierre à l’édifice », selon Randianina Radilofe, coordinatrice régionale océan Indien de la Fondation de l’innovation pour la démocratie.
Miangaly Ralitera
