FORMATION DU GOUVERNEMENT - Les consultations battent leur plein

Après la nomination du Premier ministre, place à la composition de la nouvelle équipe gouvernementale. Selon les informations, les consultations des ministrables s’enchaînent.

Maintenant que le nouveau Premier ministre est en place, l’attente porte  sur la composition du futur gouvernement.

À quand le nouveau gouvernement ? Cette question se fait insistante depuis la prise de fonction de Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre. Après la passation avec son prédécesseur, lundi, le locataire de Mahazoarivo a indiqué que « cela devrait se faire rapidement ».

Certaines sources indiquent que l’objectif est que la nouvelle équipe gouvernementale soit en place en fin de semaine « au plus tard ». Le constat est, en effet, que la conduite des affaires étatiques connaît un flottement, étant donné que ce sont les secrétaires généraux qui assurent l’intérim à la tête des ministères. Afin de tenir ce délai, ces sources confient que les consultations des ministrables battent leur plein depuis l’entrée en scène du nouveau chef du gouvernement.

Contrairement à l’ambiance qui avait entouré la composition du premier gouvernement de la Refondation de la République, il semble toutefois y avoir moins d’effervescence autour de celle de l’équipe du Premier ministre Rajaonarison. Selon des indiscrétions, il aurait néanmoins reçu des aspirants ministres en entretien, hier, à Mahazoarivo. Face à la presse, lundi, il a indiqué faire des propositions au chef de l’État, aussi bien sur l’identité des ministres que sur la structure du nouveau gouvernement.

Mamitiana Rajaonarison souligne néanmoins que « la décision appartiendra au chef de l’État ». Selon le dernier alinéa de l’article 54 de la Constitution, il appartient au président de la République — en l’occurrence celui de la Refondation de la République, en cette période d’exception — de nommer ou de mettre fin aux fonctions des membres du gouvernement sur proposition du Premier ministre. À l’entendre, le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, aurait déjà réfléchi à la composition de la nouvelle équipe gouvernementale depuis la dissolution de la précédente.

Des sources proches du dossier confirment que l’officier supérieur aurait déjà arrêté ses choix sur ceux qui composeront le futur gouvernement, en parallèle à ses réflexions sur celui qui siégerait à Mahazoarivo. Il serait probable que « parmi ceux qui ont été consultés pour le poste de Premier ministre, certains soient nommés pour siéger au sein du gouvernement». Il aurait également été demandé à des membres de la précédente équipe gouvernementale de remettre leur curriculum vitæ à la présidence de la Refondation de la République.

Obligation de résultats

Par ailleurs, il aurait également été demandé à ces ministres sortants de remettre un bilan de leurs quatre mois d’exercice, assorti d’une projection sur les réalisations à venir, à court et à moyen terme. Bien qu’il semble y avoir moins de tapage autour de l’équipe Rajaonarison, des lobbyistes politiques œuvrent en coulisse pour maintenir en place un ministre sortant ou en faire nommer un nouveau. À cela s’ajoutent les campagnes visant à faire l’éloge de tel ou à décrédibiliser tel autre sur Facebook.

Quoi qu’il en soit, dans son discours de prise de fonction, lundi, le locataire de Mahazoarivo a donné un aperçu des critères qui devraient être pris en compte pour la sélection des futurs ministres. Il affirme que lui et le chef de l’État veulent « des ministres choc-choc, capables de produire des résultats immédiats ». L’obligation de résultat est en effet le mot d’ordre que le Premier ministre adresse à ses collaborateurs, et notamment aux futurs membres de son équipe gouvernementale.

« Il n’y a pas d’autre option ici que la réussite. Aujourd’hui, c’est le résultat qui compte, car c’est ce que le peuple malgache attend. Et le peuple malgache n’a plus la patience d’attendre (...) », a déclaré le chef du gouvernement lors de sa prise de fonction. Et d’ajouter : « Ainsi, ceux qui travailleront avec moi ici devront adopter cette vision : ce sont les résultats qui comptent, pas seulement le travail accompli. »

Pour les futurs ministres, il sera ainsi question d’indicateurs de résultats et non d’indicateurs d’activités, souligne le locataire de Mahazoarivo. À l’entendre, la droiture et l’audace dans les prises de décision figureront également parmi les paramètres pris en compte dans la nomination des futurs ministres. Ces points ont été mis en exergue par le chef de l’État, dimanche, à Iavoloha, comme ayant constitué des critères décisifs dans son choix de Mamitiana Rajaonarison pour siéger à la primature.

Garry Fabrice Ranaivoson

1 Commentaires

  1. La valse des ministres devrait aboutir à des résultats ... au bout de combien de temps ? Et le Président qui nomme, qui évaluera ses résultats ? Le peuple ... un jour ???

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