DÉVELOPPEMENT - L’industrialisation nécessite des infrastructures

Les attentes du secteur privé restent inchangées. Hier, le patron du Syndicat des Industries a insisté sur la nécessité de réhabiliter les infrastructures routières et énergétiques pour permettre le développement industriel.

Tiana Rasamimanana (au milieu) a réclamé des infrastructures de qualité  pour le secteur privé lors de la clôture des assises pour la relance économique.

Quand l’industrie va, tout va. Mais dans la Grande Île, le développement industriel reste fortement entravé par des problèmes très… terre à terre. La faible industrialisation (entre 15 et 19 % du PIB), l’état dégradé des infrastructures routières ainsi que les difficultés énergétiques en sont des exemples. Hier, lors de la clôture des assises pour la relance économique, Tiana Rasamimanana, président du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM), a insisté sur la nécessité pour le secteur privé d’avoir accès à des infrastructures de qualité.

« Le secteur privé et les industries ont besoin d’infrastructures routières, aériennes et maritimes pour pouvoir circuler et acheminer leurs produits. L’aspect énergétique et l’accès à l’eau sont aussi primordiaux pour permettre aux industriels de produire davantage », a-t-il déclaré lors de son allocution au Centre de conférences international d’Ivato. Selon le patron du SIM, les industriels souhaitent produire plus. La volonté est là, mais concrétiser cet objectif sera une autre paire de manches.

« Il est vrai que les industriels et le secteur privé, en général, visent à faire du profit », concède Tiana Rasamimanana. « Mais les investissements doivent retomber sur l’économie malgache », assène-t-il, avant d’enchaîner: « Ce que nous [le secteur privé, ndlr] recherchons, c’est une manière saine de produire davantage afin de nous permettre d’investir plus dans l’économie nationale. »

Résolutions

Lors de ces assises, un constat simple en apparence est ressorti des couloirs du CCI. L’économie ne pourra jamais décoller si la population ne peut pas consommer et si les industriels ne peuvent pas produire. La fiscalité, les problèmes d’énergie et de connectivité, ainsi qu’un climat des affaires délétère, constituent autant de freins au développement économique et industriel.

Les résolutions prises lors de ces assises portent notamment sur l’assainissement du climat des affaires. En ce qui concerne les routes, l’État et le secteur privé se sont accordés pour « publier le plan national de construction, de réhabilitation et d’entretien du réseau routier avec un calendrier clair», mais également pour développer les partenariats public-privé (PPP) afin de financer les infrastructures routières.

Sur le plan énergétique, les visions convergent également. Les résolutions préconisent ainsi la mise en œuvre du plan de redressement de la Jirama et le renforcement de la gouvernance de cette société nationale d’eau et d’électricité. Le secteur privé a également insisté sur la nécessité d’adopter les textes relatifs à l’application de l’autoproduction et à la vente d’énergie par les opérateurs concernés, ainsi que d’accélérer la transition énergétique.

 Itamara Otton

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