Il n’a pas seulement chanté, il a fait ressentir. Lors du concert « Hivazo Mahaleo amin’ny fomba hafa kely » au CCI, Silo s’est imposé comme l’un des moments forts de la soirée, grâce à une interprétation sincère et maîtrisée des chansons de Mahaleo. Face à un public conquis, l’artiste a su transmettre toute l’émotion et la profondeur de ce répertoire emblématique.
Habitué à interpréter les titres de Mahaleo, Silo aborde cette expérience avec respect et sensibilité. « C’était un vrai plaisir », confie-t-il, évoquant un moment de joie partagée avec le public. Son approche reste claire : ne pas transformer l’essence des chansons, mais intervenir subtilement sur l’aspect musical. « Le but n’est pas de trop changer, mais de travailler la musique », explique-t-il, soulignant une volonté de modernisation tout en préservant l’âme des œuvres.
Sur scène, cette démarche a porté ses fruits. L’artiste a livré des performances marquantes, notamment avec Sao dia ataon’ialahy hoe, interprété en solo, ainsi que Voasary, des titres qui ont particulièrement touché le public. Entre solos, duos et moments de chant partagé, la prestation a su maintenir une dynamique riche et engageante.
L’émotion, justement, a été au cœur de cette rencontre. Pour Silo, elle naît naturellement de la connexion entre les chansons et le public.
« Le public est toujours présent et attaché aux chansons de Mahaleo, ce qui crée naturellement de l’émotion », souligne-t-il. Cette relation directe a permis de créer une atmosphère authentique, où chaque interprétation trouvait un écho sincère auprès des spectateurs.
Malgré l’absence du groupe Mahaleo sy ny Taranaka, les invités ont su relever le défi avec brio. Bodo, Nanie, Silo, Rojo Ny Avo, Tolotra et Mbola Talenta se sont succédé sur scène, en solo, en duo ou lors de moments collectifs, apportant chacun leur sensibilité tout en respectant l’essence des chansons. L’ensemble a donné lieu à une performance vivante, où tradition et modernité se sont harmonieusement rencontrées.
À travers leur prestation, ces artistes confirment ainsi leur capacité à faire le lien entre les générations, en offrant une lecture personnelle mais respectueuse d’un patrimoine musical précieux. Une performance qui illustre parfaitement l’esprit du « Kanto Miampita » : transmettre sans dénaturer.
Cassie Ramiandrasoa