AVIATION CIVILE - Clash matinal à l’ACM

Alban Rakotoarisoa, DG de l’ACM, et Brysola Rajaonarivelo, DAF, en pleine explication.

Une scène cocasse. C’est ce que Faniry Alban Rakotoarisoa, directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), et Brysola Rajaonarivelo, directeur administratif et financier de cette même entité, ont servi au public pour débuter la journée, hier. Une scène de dispute qui a fait le buzz, pour démarrer les actualités de la semaine, et qui s’est jouée sur le parking du siège de l’ACM, à Tsimbazaza.

L’escarmouche entre le patron de l’ACM et son directeur administratif et financier concerne le limogeage de ce dernier. D’une part, le premier insistait pour que le second signe un document qu’il a brandi devant la presse. De prime abord, il s’agit d’un document l’intimant à procéder à la passation de service avec son successeur. D’autre part, ce dernier refusait catégoriquement de signer l’acte brandi par son directeur général, martelant comme argument qu’il s’agirait d’un «acte illégal».

Le directeur administratif et financier de l’ACM met en avant un nécessaire parallélisme des formes dans la procédure de son limogeage. Il soutient, par ailleurs, qu’il ne procédera à aucune signature ni passation, “sans notification en bonne et due forme”, en référence à une décision du tribunal qui découlerait d’un recours en contestation de son limogeage. En face, le directeur général Rakotoarisoa a brandi ce qu’il affirme comme étant un exemplaire de la décision judiciaire, objet de la dispute, et l’acte de limogeage du directeur administratif et financier, signé par les membres du Conseil d’administration de l’ACM.

Les passes d’armes des deux responsables devant la presse sont allées jusqu’à une révélation d’un litige sur une question «de prime de fin d’année». En réponse, le patron de l’ACM a, dans un premier temps, «interdit» à son directeur administratif et financier de prendre sa voiture de fonction pour quitter les lieux. Une interdiction qui, après, a été adressée à la personne de Brysola Rajaonarivelo, sur un ton menaçant. Ce qui s’apparente à une restriction de la liberté de circulation de l’intéressé.

Visiblement lassé par les échanges d’amabilités, le directeur général de l’ACM a évoqué une intention d’appeler «la gendarmerie» en renfort. Un fait intrigue autour de cette scène qui s’est jouée à l’ACM. Des membres de la presse étaient présents sur les lieux dès la première heure. Certains ont diffusé l’intégralité de la dispute sur les réseaux sociaux. Selon la responsable de la communication de cette entité, durant une conférence de presse en fin de journée, c’est le directeur Rajaonarivelo qui avait convié des journalistes.

 Garry Fabrice Ranaivoson

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