TSIRITIANA - «Nous appelons les taxis- moto à intégrer un cadre légal»

Le président de l’association des Taxis-moto Miaradia propose des solutions pour venir à bout de l’insécurité. 


Le métier de taxi-moto est-il sûr ?

— Il est vrai que le travail de taxi-moto est actuellement assez compliqué du point de vue de la sécurité. En réalité, cette activité peut très bien être organisée et les problèmes d’insécurité  réduits. C’est surtout le manque d’encadrement du secteur qui rend aujourd’hui difficile la lutte contre l’insécurité.

Cela signifie que vous êtes encore en phase d’organisation ?

-  De notre côté, tout le plan d’organisation est déjà en place. Nous attendons maintenant la décision de la commune ainsi que les règlements qui encadreront officiellement l’activité.

En attendant, comment le taxi-moto se protège-t-il ? 

— Premier conseil : ne pas s’aventurer dans des zones dangereuses, surtout la nuit. Si l’on transporte un client vers un endroit suspect, il ne faut pas s’arrêter exactement au point indiqué, mais plutôt à environ 10 mètres de distance, afin de pouvoir prendre des mesures et se protéger en cas de problème.

Y a-t-il des quartiers à éviter complètement ?

— Il est préférable de circuler dans les zones fréquentées. Les secteurs vers Ambatobe, la digue d’Ambohitrimanjaka, Antanetibe Ilafy, Itaosy vers Ambohidrapeto, la route pavée près de Ratsimamanga le soir, ainsi que les zones d’Ambohipo, Andohan’i Mandroseza et Bibilava demandent beaucoup de vigilance. Dans les endroits isolés, les conducteurs de taxi-moto doivent être particulièrement prudents.

Et le rôle de la sécurité publique ?

— Il faut aussi dire la vérité : certaines personnes entrent dans ce secteur pour commettre des actes malveillants. Cela reste difficile à contrôler à cause de la gabegie qui y règne. C’est pourquoi nous appelons ceux qui y travaillent à intégrer un cadre légal et nous faisons un plaidoyer auprès de la police pour qu’elle encourage ce fait.

Comme votre association Taxi-moto Miara Mijoro ?

- Oui. Elle est reconnue officiellement par l’État. Les membres disposent de badges et de gilets. Et nous  encourageons les forces de l’ordre à bien distinguer les taxis-moto qui font correctement leur travail.

Gustave Mparany 

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