Des représentants de l’association de pêcheurs dénommée « Zanadriake », regroupant près de vingt mille pêcheurs travaillant sur le littoral de la région Atsimo-Andrefana, ont organisé une cérémonie rituelle, samedi dernier. L’objectif de cet événement est de « redonner de la valeur » à la plage d’Andaboy, laquelle a perdu de sa valeur ancestrale pour les pêcheurs de l’ethnie Vezo. « La plage d’Andaboy a été piétinée par le projet Base Toliara-Vara Mada, qui prévoit la construction d’une jetée. C’est pour cette raison que nous, association des pêcheurs, voulons que cette plage reprenne sa valeur instaurée par nos ancêtres », lance Georges Ratovo, président de l’association Zanadriake.
La cérémonie rituelle « Vezo » de samedi dernier, appelée « Titike » par les pêcheurs, a été honorée par la présence de notables. Rabe Jules, président fondateur de l’association des Vezo, « Vavea », a été invité à cet événement. À lui de rappeler que le projet Vara Mada n’est pas le bienvenu à Andaboy, principale source de revenus des pêcheurs. « Depuis presque vingt ans, la communauté des pêcheurs conteste ce projet, depuis le temps de Toliara Sands, Base Toliara et maintenant Vara Mada. Tous les jours, ces pêcheurs vivent avec ce fardeau, cette crainte, que leur principal lieu de travail sera transformé en une infrastructure portuaire. Ce projet n’est tout simplement pas envisageable, ni ici, ni à Benetsy », a martelé Rabe Jules, gendarme et ancien chef de la région Atsimo-Andrefana.
Par ailleurs, Georges Ratovo a souligné que l’association cherche des financements pour embellir la plage d’Andaboy.
Mirana Ihariliva