SECREN - Les employés dénoncent le non-paiement de leurs salaires

La tension monte de nouveau au sein de la Secren. Hier, des employés se sont donné rendez-vous dans l’enceinte du foyer Secren pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires du mois de janvier.

Ils ont de nouveau fait une déclaration pour dénoncer leurs droits, malgré l’adoption en conseil des ministres du décret relatif au versement de trois mois d’arriérés, conformément à la promesse faite par le président de la refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina (PRRM), lors de sa visite à Antsiranana le 7 janvier dernier. À ce jour, cet engagement ne s’est toujours pas concrétisé dans les faits, les salaires n’étant pas encore parvenus aux travailleurs concernés.

Les employés rappellent également que cette même promesse incluait la dissolution du conseil d’administration ainsi que la nomination d’un nouveau directeur général. Or, aucune de ces mesures n’a encore été mise en œuvre. Ils précisent par ailleurs que l’ancien directeur général a remis sa démission depuis trois mois, suivie de la mise en place d’un Directeur général par intérim (DGPI), dont le mandat est désormais arrivé à expiration.

Par la voix de leur porte-parole, les manifestants ont exprimé leur exaspération face à une situation qu’ils jugent injuste et préoccupante. Cette fois, pas de pancartes à la main et ni slogans scandés, mais ils s’adressent directement au chef de l’État, via la presse locale, pour qu’il honore ses engagements en versant dans l’immédiat leurs rémunérations, indispensables pour faire face aux charges quotidiennes dans un contexte économique déjà difficile où la Secren ne génère plus de revenus. Pourtant, ces travailleurs doivent continuer à subvenir aux besoins de leurs familles, épouses et enfants compris.

Selon eux, aucune communication claire n’a été faite par le ministère concernant les raisons exactes de ce retard, ni sur un calendrier précis de paiement. Cette absence d’information alimente l’inquiétude et la colère des travailleurs, qui dénoncent un manque de considération à leur égard.

« Pourquoi la nomination des responsables à la Jirama peut-elle se faire rapidement, alors que celle des dirigeants de la Secren traîne indéfiniment ? 

Le sauvetage de l’entreprise reste flou. Faut-il attendre que le navire sombre complètement pour réagir ? », s’est interrogé Jaohasy, leader syndical, lors de son intervention.

Les employés ont également dénoncé la dégradation alarmante de la situation dans cette société navale. L’entreprise fait face notamment à des coupures d’électricité, faute de moyens financiers pour acheter du carburant.

Raheriniaina 

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