PARIS - Un Malgache comparaît pour le meurtre d‘un étudiant

Foreman P., un réfugié malgache en France, atteint de schizophrénie, est accusé d’avoir tué en 2023 l’étudiant français Valentin Francy.

Le rez-de-chaussée de cet immeuble a été le théâtre du crime.

En France, un réfugié malgache de 27 ans, employé d’une plateforme en ligne de livraison de repas à domicile, est au cœur d’une affaire judiciaire. Foreman P., arrivé en 2018 après avoir fui des persécutions liées à son homosexualité, est aujourd’hui accusé d’avoir tué Valentin Francy, étudiant français de 21 ans, dans son appartement du XVIe arrondissement de Paris.

Le drame s’est déroulé dans la nuit du 4 mars 2023. Selon Le Parisien, Valentin a été retrouvé mort, présentant de multiples plaies profondes et des traces de strangulation. L’autopsie a conclu à une hémorragie et à une asphyxie. L’enquête a conduit à Foreman P. grâce à des vêtements ensanglantés et à des traces d’ADN.

À l’audience, il a reconnu les faits et expliqué qu’il avait interrompu son traitement contre la schizophrénie. Il a déclaré qu’il se croyait « le roi de Madagascar » et que Valentin était devenu son ennemi, dans un délire morbide. Les experts psychiatres ont conclu à un état délirant et ont recommandé son maintien en unité pour malades difficiles, sous traitement à vie, peut-on lire dans un article publié samedi par Le Parisien.

Discernement de l’accusé

D’autres médias français rapportent  que les parents de Valentin redoutent l’absence de procès, après les conclusions des experts affirmant que le discernement de l’accusé était aboli au moment des faits. Pour eux, cela signifie que sa responsabilité pénale ne sera pas retenue et que l’affaire ne sera pas jugée devant la cour d’assises.

Mardi 17 février, Foreman P. a comparu devant la chambre de l’instruction de Paris. Cette audience n’était pas un procès, mais une procédure destinée à déterminer s’il doit être jugé ou déclaré irresponsable pénalement. L’association « Delphine Cendrine », qui soutient les familles de victimes, estime que les parents de Valentin sont privés de leur droit à un procès public, avec toutes les explications qu’apporte une audience aux assises.

L’association souligne les contradictions des expertises. Elle plaide également pour une requalification en « altération du discernement », ce qui permettrait un procès et donnerait aux victimes les réponses qu’elles attendent. Le délibéré de la cour d’appel de Paris est attendu le 17 mars, selon les mêmes sources.

Gustave Mparany

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