ENTREPRENEURIAT - L’industrie créative et culturelle dans le top 3

Pour les jeunes malgaches, l’industrie créative offre une opportunité

L’industrie créative et culturelle s’impose comme un secteur particulièrement attractif pour les jeunes entrepreneurs. Selon Tandrify Fialofana Randriamoramanana, président de la Madagascar SAE, lors de la célébration du Village des SAE : « L’industrie créative et culturelle occupe la troisième place parmi les secteurs les plus plébiscités par les nouveaux entrepreneurs, derrière l’agrobusiness et la tech. Aujourd’hui, ce domaine bénéficie d’un soutien important ».

Le secteur malgache des Industries culturelles et créatives (ICC) génère environ 275 millions de dollars par an, soit 2 % du PIB national, et emploie près de 198 000 personnes, dont 28 % sont des jeunes et 47 % des femmes (Agence Française de Développement, 2023). Pourtant, 96 % de ces emplois restent informels, limitant l’accès aux protections sociales et au financement.

Malgré ces contraintes, le potentiel demeure considérable. Madagascar dispose d’un patrimoine culturel riche, allant de la musique et l’artisanat aux arts visuels et numériques, qui peut être valorisé économiquement. Plusieurs initiatives renforcent le secteur, comme le programme de la Commission de l’océan Indien, financé à hauteur de 5,2 millions d’euros pour soutenir la structuration des acteurs, l’inclusion des femmes et la coopération régionale (COI, 2023 2027).

Le marché local s’accompagne d’un intérêt croissant pour les formations spécialisées. Des organisations comme ONY Academy proposent des cursus en animation 3D, jeu vidéo et cinéma (ONY Academy, 2023).

À l’échelle africaine, les ICC représentent 58 milliards de dollars et pourraient contribuer jusqu’à 4 % du PIB continental d’ici 2030, avec la création de plus de 20 millions d’emplois, selon l’Unesco (2023).

Pour les jeunes Malgaches, l’industrie créative et culturelle offre ainsi une opportunité de diversifier l’économie, de créer des emplois et de faire rayonner le patrimoine national. Comme le souligne Tandrify Fialofana Randriamoramanana : « C’est un secteur qui attire et qui peut vraiment soutenir l’entrepreneuriat local ».

Irina Tsimijaly 

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