CYCLONE FYTIA - BILAN - Trois morts et vingt-huit mille sinistrés

Le cyclone Fytia a laissé derrière lui des destructions considérables. Les régions de Boeny, Analamanga, Melaky, Sofia et Vakinankaratra sont les plus touchées.

Des personnes évacuées à pirogue à Mahajanga.

Prévisibles. Le cyclone Fytia a laissé derrière lui un bilan humain et matériel lourd dans cinq régions de Madagascar. Trois personnes sont décédées, plus de 28 000 personnes sont sinistrées au niveau de dix-sept districts, selon le bilan provisoire des dégâts suite au passage du cyclone Fytia, établi par le Bureau national de gestion des risques de catastrophes (BNGRC), en date du 1er février à 14h 30. 

La personne décédée à Soalala, porte d’entrée du cyclone, a été écrasée par un arbre ; celle d’Ambato Boeny est morte par noyade. À Andohamandry, Antananarivo, la victime a été ensevelie sous les décombres d’une maison qui s’est effondrée. Une personne est portée disparue après avoir été emportée par la rivière Mahamavo à Ambalakida (Mahajanga II). Cinq autres personnes ont été blessées.

Parmi les sinistrés, 8 484 ont dû être déplacés. Parmi eux, 7 326 personnes ont été accueillies dans 34 sites d’hébergement, tandis que 1 158 autres ont trouvé refuge chez leurs familles ou leurs voisins. Les habitations ont également été fortement touchées. 6 139 cases sont inondées, 104 ont été endommagées et 813 cases sont détruites. Plusieurs élèves ne pourront pas revenir en classe tout de suite, suite à la destruction partielle ou totale de 24 salles de classe.

Prévisibles

Ces dégâts étaient prévisibles. L’œil du cyclone Fytia a atterri à Soalala, au nord-ouest de Madagascar, au stade de cyclone tropical, avec des vents de 150 km à l’heure et des rafales de 210 km à l’heure, samedi à 5 heures du matin. Il a commencé à impacter le temps dans les zones côtières du nord-ouest dans l’après-midi du vendredi, en apportant de fortes pluies.

Plusieurs quartiers de Mahajanga ont ainsi été inondés dès vendredi soir. Les vents et les pluies ont été effrayants. « Tout le monde est resté cloîtré chez lui, le vent a été si fort et effrayant pendant trois heures», témoigne Jean de Dieu Ilyas Rakotomalala Rafanomezantsoa, maire d’Andranofasika, district d’Ambato Boeny, où le cyclone est passé. 

Même à Analamanga, où Fytia n’était plus qu’une dépression sur terre, les habitants ont été secoués. « Il était difficile de dormir avec le bruit du vent, comme s’il allait arracher notre toit», raconte Mampionona, habitant d’Ankadivory, à Antananarivo Avaradrano. D’autres quartiers ont été inondés à Vatomandry-Mahanoro, où le système cyclonique est ressorti en mer.

Outre les dégâts humains et matériels, le cyclone a perturbé les activités quotidiennes. Plusieurs événements culturels et sportifs ont été annulés ce week-end. Le nombre de victimes pourrait encore augmenter dans les prochains bilans, car plusieurs informations sont encore en cours de collecte et de recoupement, selon le BNGRC.

Miangaly Ralitera

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