Chaos et contestations avant le vote

Des voix se sont élevées avant l’élection de samedi.

À quelques heures de l’élection du président ou de la présidente de la Fédération malagasy d’athlétisme (FMA), le climat est devenu électrique samedi à l’immeuble Ininfra d’Alarobia. Exclusions, contestations et accusations de traitement inéquitable ont plongé l’assemblée générale ordinaire dans l’impasse.

Trois ligues régionales - Analamanga, Amoron’i Mania et Boeny - se sont vues refuser l’accès au site, pour des irrégularités lors de leurs élections internes. Une justification immédiatement contestée par leurs présidents, qui disposent d’un certificat de conformité délivré par le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS).

À leur arrivée, les trois responsables ont été bloqués par les agents de sécurité. L’intervention de Jean de la Croix Mahatana, qui a haussé le ton, a finalement permis l’ouverture du portail. Mais une fois à l’intérieur, ils ont été de nouveau exclus de la salle de l’AGO.

Pendant ce temps, les autres ligues présentes, accusées par certains d’être proches de Dominique Raherison, ont voté pour décider de l’admission des trois ligues contestées: quatre voix pour, sept contre. La décision a immédiatement déclenché des protestations. Les partisans des ligues exclues se sont rués dans la salle pour réclamer leur droit d’entrée. Les présidents concernés ont pris la parole, soutenus par plusieurs délégués, dénonçant une tentative de les priver de leur droit de vote.

Haute tension

Sous la pression, les trois ligues ont finalement été autorisées à rester dans la salle. Mais le président sortant a précisé qu’elles ne pourraient pas voter, provoquant un tollé. Plusieurs responsables ont dénoncé un traitement inégal, rappelant que d’autres ligues ayant eu des problèmes similaires avaient conservé leur droit de vote. Face au bras de fer, la séance a été suspendue. Le représentant du MJS et celui du Comité olympique malagasy (COM) ont travaillé avec toutes les ligues pour trouver un compromis.

Après plus de quatre heures de négociations, les trois ligues ont retrouvé leur droit de vote et ont été intégrées dans la salle. La décision a été prise de reporter l’AGO et de tenir directement l’assemblée générale élective (AGE) dans une autre salle, dédiée au scrutin.

Dans ce climat électrique, marqué par la tension et la méfiance, l’élection s’est ouverte sous haute pression. Transparence et crédibilité du processus étaient au centre des attentes des ligues et des athlètes, et l’issue a été fatale à Dominique Raherison. Norolalao Andriamahazo a été consacrée à la tête de la FMA, un résultat largement salué par les athlètes et la majorité des ligues présentes.

Donné Raherinjatovo

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