ATHLÉTISME - RECONVERSION - Berlioz Randriamihaja mène une nouvelle vie

Ancien champion d’Afrique du 110 m haies, Joseph-Berlioz Randriamihaja a tourné la page de la haute compétition. Installé en France, il a bâti une nouvelle stabilité professionnelle.

Joseph-Berlioz Randriamihaja, l’ancien champion d’Afrique du 110 m haies.

Sprinteur-hurdler au style fluide et explosif, Joseph-Berlioz Randriamihaja, natif d’Antsiranana, a marqué l’histoire de l’athlétisme malgache en dominant le 110 m haies sur le continent au milieu des années 2000. Sacré champion d’Afrique, il a porté haut les couleurs nationales lors des grands rendez-vous continentaux et internationaux. À une époque où les infrastructures et l’accompagnement restaient limités, il s’était imposé par sa rigueur et son mental, devenant une référence pour toute une génération.

Son palmarès, bâti à force de travail, a contribué à redonner de la visibilité à l’athlétisme malgache après l’ère des pionniers. Spécialiste des haies hautes, discipline exigeante mêlant vitesse et précision technique, il a longtemps figuré parmi les meilleurs Africains, affrontant l’élite continentale avec constance.

Visionnaire et prévoyant quant à l’après-carrière, il a choisi d’anticiper, conscient de l’absence de structures pérennes capables d’accompagner efficacement la transition des athlètes vers une nouvelle vie. Boursier du centre d’entraînement en athlétisme de Dakar dans le cadre d’un programme sport-études de 1999 à 2002, il a parallèlement suivi des formations en informatique et en langue anglaise.

Installé en Normandie, à Saint-Étienne-du-Rouvray, il a complété son parcours par une formation d’entraîneur auprès de la Fédération française d’athlétisme, sanctionnée par des diplômes de niveaux 1 et 2.

Stabilité professionnelle

Actuellement, il encadre des athlètes au sein de son club de Sotteville et travaille avec des écoles, en collaboration avec la mairie de Sotteville-lès-Rouen, en tant qu’animateur et entraîneur chaque samedi.

« Trouver un emploi stable a été un peu difficile au début, car la mairie n’avait pas les moyens de me payer mensuellement. Avec les bagages acquis à Dakar, j’ai finalement trouvé un emploi stable auprès de la société Palettes Gestion Service (PGS). Je gagne bien ma vie et la vie familiale se passe très bien», confie l’ancien champion d’Afrique.

Cariste et en charge de l’administration au sein de PGS, il a su bâtir une stabilité professionnelle garantissant sécurité et équilibre familial. Discret médiatiquement, il reste néanmoins très actif dans le milieu sportif.

Marié et père de trois filles, toujours actif en partageant ses expériences, Joseph-Berlioz Randriamihaja incarne aujourd’hui une réussite différente : celle d’un champion qui a su transformer l’exigence du sport de haut niveau en moteur d’une nouvelle vie. Une trajectoire qui rappelle que la grandeur d’un athlète ne se mesure pas uniquement à ses titres, mais aussi à sa capacité à rebondir après la ligne d’arrivée.

Le salaire annuel d’un cariste se situe entre 97 et 128 millions d’ariary selon l’expérience (source : internet).

Donné Raherinjatovo

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