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| Trouver un parking dans la capitale s’avère parfois difficile. |
À Antananarivo, le stationnement devient un véritable défi pour les automobilistes. Entre places occupées, parkings insuffisants et stationnement anarchique, la ville tente de réorganiser ses espaces pour fluidifier la circulation.
À Antananarivo, trouver une place pour se garer relève souvent du casse-tête. La plupart des parkings autorisés sont constamment occupés, laissant peu d’options aux automobilistes.
« Après plusieurs tours dans le quartier, je n’ai toujours pas trouvé où garer ma voiture à Antaninarenina », confie Mamitiana, venue effectuer des achats dans ce quartier très fréquenté. Il arrive même que certains automobilistes fassent trois à quatre tours sur l’avenue de l’Indépendance, à Analakely, sans trouver la moindre place, surtout aux heures de forte affluence.
Face à ce manque de stationnements, certains conducteurs cèdent à la facilité et occupent des emplacements interdits. C’est le cas de Nantenaina, qui a choisi de se garer sur un trottoir. Dans plusieurs rues, les véhicules s’alignent sur deux files, tandis que dans certaines voies à sens unique, les voitures stationnent des deux côtés, paralysant la circulation.
La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) rappelle que le stationnement est strictement interdit sur les trottoirs, les ronds-points, les îlots centraux, sur les voies publiques laissées à l’abandon, dans les marchés, aux intersections, ainsi que sur les arrêts de bus ou dans les emplacements réservés aux taxis-villes. Tout manquement à ces règles expose les contrevenants à des sanctions, pouvant aller jusqu’à la mise en fourrière du véhicule.
Amélioration
Pour améliorer la situation, la Société municipale de gestion et de développement (SMGD) s’emploie à réorganiser les parkings existants dans la capitale, en mettant en place différents dispositifs techniques. « Nous procédons notamment au marquage au sol, à l’installation de bornes horodateurs et à l’introduction du paiement des droits de stationnement via le mobile money, ainsi que le mode de paiement par abonnement », explique Tiana Rasamimanantsoa, coordonnateur au sein de la SMGD, lors d’une interview accordée hier à Analakely.
Les parkings sur rue, équipés d’horodateurs, se concentrent principalement dans le centre-ville, à Analakely, Tsaralalàna, Antaninarenina et Antanimena. En périphérie, la gestion du stationnement se fait surtout à travers des places réservées, destinées aux riverains ou aux commerces et entreprises.
« Malgré ces efforts, le stationnement anarchique continue de perturber la circulation, qui reste encadrée par l’arrêté municipal n° 048. L’objectif de cette politique est de permettre à la population de bénéficier d’un stationnement organisé, afin d’améliorer la fluidité et l’ordre dans la capitale », poursuit Tiana Rasamimanantsoa, coordonnateur au sein de la SMGD.
Le paiement des droits de stationnement, qui s’inscrit dans cette démarche, contribue également au développement de la ville, avec plusieurs options de paiement mises à la disposition des usagers.
Mialisoa Ida
