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| L’état des routes dans le district d’Andramasina. |
Près de cent cinquante kilomètres de routes dans le district d’Andramasina sont impraticables. La mobilisation s’organise afin d’accompagner la région dans la réhabilitation de la route d’Andramasina.
Le réseau routier d’Andramasina est actuellement dans un état très dégradé, aggravé par la persistance des pluies. Près de 150 kilomètres de chaussée sont impraticables, rendant les déplacements longs et pénibles. « Aucun travail de réhabilitation n’a été effectué depuis plusieurs années», a souligné le président de l’association Zanaky ny District d’Andramasina (Zadia), Roger Rabemananjara, lors d’une rencontre avec les natifs du district et les transporteurs desservant cet axe, à l’Espace Sky Line Ambohitsoa Tsiafahy, samedi dernier. Le trajet en taxi-brousse illustre la dégradation de cet axe.
À pied
Alors qu’il fallait environ trois heures pour relier Ambatofotsy à Andramasina, le voyage peut désormais durer jusqu’à neuf heures. En période de fortes précipitations, certains véhicules sont contraints de s’arrêter et les voyageurs doivent parfois passer la nuit en route. Les passagers poursuivent à pied ou par des moyens de fortune, tandis que les marchandises restent à bord des véhicules immobilisés.
La situation impacte le quotidien des usagers de cette route. « Le trajet est devenu un véritable parcours du combattant. Avant, je mettais trois heures pour rejoindre Andramasina. Aujourd’hui, il faut parfois neuf heures, et quand la pluie s’intensifie, nous devons nous arrêter en chemin », raconte un chauffeur de taxi-brousse. Certains voyageurs se retrouvent contraints de passer la nuit à bord du véhicule ou dans des abris, en attendant une amélioration des conditions.
La situation concerne l’ensemble des communes traversées par cet axe, toutes affectées par la détérioration de la chaussée. « Depuis le début des pluies le 28 octobre, nous ne pouvons plus travailler, la route est coupée. Parfois, il nous faut deux jours pour atteindre notre destination », a expliqué Thomas Ravonjinarivo, vice-président de Zadia et chauffeur sur cette route.
Mialisoa Ida
