Accompagné d’une forte délégation de l’Exécutif, le Chef de l’État effectue sa première visite dans la ville de Toamasina. Plusieurs événements, des rencontres et des visites sont au programme.
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| Le couple présidentiel durant la visite du campus universitaire de Barikadimy, à Toamasina, hier. |
Après Antalaha, jeudi, le Chef de l’État a mis le cap sur Toamasina. Le colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, effectue un périple sur le littoral Est cette semaine. Hier, il a entamé une visite de deux jours à Toamasina.
Il s’agit du premier déplacement du locataire d’Iavoloha dans la capitale de la région Atsinanana depuis sa prise de pouvoir. Pour l’occasion, il a été accompagné de deux hauts conseillers à la refondation et d’une délégation gouvernementale composée de dix ministres. Le programme du Chef de l’État dans la ville du Grand Port est relativement chargé. Ayant atterri vers 7 heures, il a démarré sa journée marathon d’hier par un événement sur la place du nouveau gymnase de la ville.
Durant ce premier événement, il y a eu, notamment, des distributions de vivres aux ménages défavorisés de Toamasina. Le point d’orgue de ce rendez-vous a cependant été la remise de distinctions honorifiques aux artistes et acteurs culturels qui font la renommée de la capitale de la région Atsinanana et, plus largement, de la côte Est.
Lutte contre la « monopolisation »
Dans l’après-midi, la délégation conduite par le Chef de l’État effectue une visite à l’université de Barikadimy.
À une certaine mesure, c’est comme un retour aux sources pour le colonel Randrianirina, qui y a effectué un an d’études avant d’entrer à l’Académie militaire d’Antsirabe. Cette visite a été l’occasion pour les étudiants de lui faire part des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien et, de son côté, de proposer des solutions. Il a également visité des projets d’amélioration du quotidien des étudiants qui sont en cours.
Parmi ces projets, il y a, entre autres, la réhabilitation d’un amphithéâtre et la construction d’un autre, ainsi que la mise en place de douze blocs sanitaires. Des projets financés par la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT). Cette première journée de son déplacement dans la ville du Grand Port a, par ailleurs, été l’occasion pour le locataire d’Iavoloha de marteler la nécessité « d’en finir avec la corruption si nous voulons vraiment une refondation ». Il y a aussi un projet de forage d’eau pour l’approvisionnement en eau potable du campus.
Le Chef de l’État assure que lui et l’Exécutif s’appliquent à être des exemples dans cette lutte contre la corruption. « Nous nous efforçons de pratiquer une gouvernance propre, loin de la corruption, car si nous cédons à la corruption, rien ne changera », affirme-t-il. L’officier supérieur demande ainsi à la population de faire de même et d’arrêter de verser des pots-de-vin aux fonctionnaires.
Garry Fabrice Ranaivoson
