Le FMI effectue une mission à Madagascar pour évaluer les progrès du secteur énergétique.
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| Réunion du 13 janvier 2026 à Antaninarenina entre les représentants du FMI et les ministères malgaches de l’Énergie et de l’Économie. |
Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) est présente à Madagascar depuis le 12 janvier. La mission, qui se poursuivra jusqu’à ce jour, est dirigée par Lonkeng Constant, adjoint du représentant permanent du FMI dans le pays, Eklou Kodjovi. Elle a pour objectif d’évaluer les progrès réalisés dans plusieurs secteurs clés, en particulier le secteur de l’énergie.
Durant cette mission d’une semaine, les représentants du FMI ont multiplié les rencontres avec les responsables nationaux. Une réunion importante s’est tenue mercredi à Antaninarenina, réunissant le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH).
Lors de ces échanges, les autorités malgaches ont présenté les mesures mises en œuvre au cours des deux derniers mois. Celles-ci concernent notamment la Jirama, le secteur énergétique dans son ensemble et les fluctuations des prix des carburants à Madagascar.
Le FMI a exprimé sa satisfaction : « Nous sommes encouragés par les efforts du gouvernement et les résultats obtenus dans le secteur de l’énergie. Nous espérons que ces mesures seront poursuivies et renforcées dans les prochains mois. »
Le directeur général par intérim de l’Office national des hydrocarbures (ONH), Cydolain Raveloson, a précisé les priorités dans le secteur de l’énergie : Deux points ont été examinés : l’électricité, qui concerne la Jirama, et les hydrocarbures.
Les mesures
Pour les hydrocarbures, c’est la question de l’ajustement des prix à la pompe qui est analysée. Cela a été fait au cours des six derniers mois. De plus, la loi et les prévisions pour le premier semestre 2026 ont été votées.» Il rajoute : « Nous importons et il y a toujours un risque, car le prix du pétrole peut augmenter à l’international. Il y a aussi la question des devises, ce qui pourrait poser problème. Cependant, malgré le contexte géopolitique, la situation reste favorable pour nous.»
Concernant la Jirama, le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, a commenté, pendant la passation du poste de directeur général par intérim, les consignes données et ce qui a été fait: « La différence réside dans le suivi et le contrôle. » Un nouveau comité de suivi sera mis en place, notamment pour l’assainissement financier et la gouvernance. Un appel à candidatures sera lancé pour le poste de directeur général titulaire, tout en restant dans le cadre du plan de redressement adopté en avril 2025. Le ministre a précisé que le plan de redressement reste inchangé sur le fond.
Le FMI avait formulé plusieurs exigences pour améliorer durablement le secteur énergétique, dont le redressement de la Jirama, la mise en place d’un mécanisme automatique d’ajustement des prix des carburants, ainsi que des réformes structurelles et de gouvernance visant à renforcer la transparence et l’efficacité de la gestion de la Jirama et du secteur énergétique.
Madagascar a déjà commencé à appliquer plusieurs de ces mesures.
Le FMI a salué ces avancées : « Les mesures déjà mises en œuvre sont encourageantes. Nous attendons des progrès supplémentaires lors de nos prochaines missions. »
Irina Tsimijaly
