SANTÉ PUBLIQUE - Le Mpox se propage dans plusieurs régions

La propagation du Mpox se poursuit à Madagascar. Alors que la région Boeny faisait initialement office d’épicentre, l’épidémie touche désormais dix-sept autres régions du pays.

Des patients traités du Mpox au CHU Andohatapenaka.

La propagation du Mpox continue de susciter l’inquiétude. Initialement concentrée dans la région Boeny, considérée comme l’épicentre de l’épidémie, la maladie s’étend désormais à dix-sept autres régions du pays. Il s’agit d’Alaotra-Mangoro, Analamanga, Anosy, Atsimo Andrefana, Atsimo Atsinanana, Betsiboka, Bongolava, Diana, Fitovinany, Haute Matsiatra, Melaky, Menabe, Sava, Sofia, Vakinankaratra et Vatovavy, selon les données communiquées par le ministère de la Santé publique.

« La majorité des patients traités au sein du centre d’Andohatapenaka viennent de la région de Mahajanga ou y ont séjourné récemment », a fait savoir le Dr Andoniaina Rakotonaivo, coordinateur du centre de soins du Mpox au CHU Andohatapenaka, avant-hier.

À la date du 14 janvier, seize nouveaux cas ont été recensés et seize autres cas confirmés. Le bilan fait état de deux cent soixante-six cas notifiés, comprenant deux cent vingt-deux cas suspects et quarante-quatre cas confirmés.

« Les seize nouveaux cas positifs sont répartis comme suit : un cas à Antananarivo Avaradrano, un cas à Mampikony, treize cas à Mahajanga I et un cas à Maintirano», indique le professeur Mamy Randriamaro, Incident Manager et porte-parole du ministère de la Santé publique, lors de la présentation de l’évolution des lésions cutanées, hier.

La région Boeny reste la plus touchée avec trente cas positifs, suivie de la région Analamanga, qui enregistre six cas positifs, et de Vakinankaratra avec cinq cas positifs. Des cas isolés ont également été confirmés dans les régions Sofia, Melaky et Betsiboka, avec un cas positif chacune.

Sur le plan sanitaire, les autorités se veulent rassurantes. « La prise en charge des patients se déroule correctement et aucun décès n’a été signalé à ce jour. La majorité des personnes suivies montrent une évolution favorable de leur état de santé », poursuit le professeur Mamy Randriamaro.

Luttes collectives

Le Mpox se transmet principalement par contact étroit avec une personne infectée, notamment à travers les lésions cutanées, les fluides corporels ou les objets contaminés tels que les vêtements, la literie ou les ustensiles. La transmission peut également se faire par contact prolongé lors de soins ou de proximité physique étroite. Le risque augmente en l’absence de mesures d’hygiène appropriées.

Face à la progression de l’épidémie, les autorités sanitaires rappellent que la prévention reste l’arme la plus efficace. Il est recommandé d’adopter une hygiène rigoureuse, de se laver régulièrement les mains, d’éviter les contacts directs avec des personnes présentant des symptômes suspects et de ne pas partager d’objets personnels. Toute personne présentant des signes évocateurs est invitée à consulter rapidement un centre de santé et à respecter les consignes médicales.

La lutte contre le Mpox est ainsi présentée comme une responsabilité collective. « La population est appelée à renforcer les gestes de prévention, à se protéger et à protéger les autres, tout en participant activement aux actions de sensibilisation afin de limiter la propagation de la maladie sur l’ensemble du territoire », conclut le professeur Mamy Randriamaro.

Mialisoa Ida

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