Protection. La campagne nationale de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) a permis de vacciner 1 756 164 jeunes filles âgées de 9 à 14 ans sur l’ensemble du territoire. Réalisée du 8 au 12 décembre 2025, l’opération a atteint un taux de couverture de 77,52 % de la population cible, selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé publique, la semaine dernière.
Cette mobilisation marque une avancée majeure dans la lutte contre les cancers liés au HPV. De nombreuses jeunes filles bénéficient désormais d’une protection vaccinale contre ce virus, responsable de plusieurs pathologies graves, notamment le cancer du col de l’utérus. Les autorités sanitaires rappellent que le HPV constitue l’une des principales causes de mortalité par cancer chez les femmes, d’où l’importance d’une prévention précoce.
Par ailleurs, le gouvernement entend pérenniser les acquis de la campagne. Il prévoit ainsi d’intégrer la vaccination anti-HPV dans le programme de vaccination de routine, ciblant désormais les jeunes filles dès l’âge de 9 ans. Cette stratégie vise à assurer une protection durable des nouvelles générations, au-delà des campagnes ponctuelles.
La vaccination restera entièrement gratuite, aussi bien dans les centres de santé publics que dans les établissements privés bénéficiant des vaccins fournis par le ministère de la Santé publique. Les autorités assurent également que les stocks sont suffisants pour garantir la continuité de cette nouvelle phase du programme.
Concrètement, les filles qui atteindront l’âge de 9 ans au cours de l’année pourront se rendre dans les Centres de santé de base pour se faire vacciner. Sur le plan médical, une seule dose du vaccin est suffisante pour offrir une protection durable contre le cancer du col de l’utérus.
Mialisoa Ida