PATRIMOINE - Un festival pour mettre en avant le Tsapiky

Le Palais des Sports a accueilli hier une conférence de presse consacrée au Festival du Tsapiky, un événement culturel majeur destiné à mettre en lumière ce patrimoine musical malgache désormais reconnu par l’Unesco. La rencontre a réuni les représentants du ministère de la Communication et de la Culture, porteurs de cette initiative de valorisation culturelle.

Deux dates clés marqueront le festival. Le 27 février sera consacré à l’ouverture officielle, sous la forme d’un carnaval culturel réunissant des groupes issus de différentes régions de Madagascar, vêtus de tenues traditionnelles. Cette journée sera ponctuée de spectacles universitaires, fruits de recherches approfondies, mettant en scène des pratiques culturelles telles que la circoncision traditionnelle et le famadihana, dans une approche patrimoniale et éducative. Le 28 février, place à la musique avec un grand concert live de Tsapiky, organisé en bord de mer. Entre vingts et vingt-cinq artistes locaux se succéderont sur scène pour faire vibrer le public au rythme de ce genre musical né dans le Sud de l’île. Parmi les artistes annoncés figurent Jarifa, Teka, Rasoakininika, Mamy Gotso et Mirasoa.

Né dans les années 1970, le Tsapiky est un rythme influencé par les musiques d’Afrique de l’Est, caractérisé par une énergie particulière et l’utilisation d’instruments traditionnels tels que le sahiry, le kanetsanetsa et le marovany. Au fil du temps, ce genre musical a connu une modernisation, notamment sous l’impulsion de Fredy Ranarison, qui y a introduit de nouveaux éléments rythmiques comme le tirike.

La reconnaissance du Tsapiky par l’Unesco est le fruit d’un long processus, impliquant des recherches approfondies, la contribution d’experts locaux et étrangers, ainsi que de nombreuses réunions et démarches administratives, aboutissant à l’inscription officielle du Tsapiky comme patrimoine culturel immatériel.

Pour cette année, les organisateurs ambitionnent de faire du festival un événement biannuel, appelé à sillonner les grandes villes de Madagascar, tout en conservant Toliara comme point de départ, berceau historique du Tsapiky.

Cassie Ramiandrasoa 

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