Le secteur de la microfinance à Madagascar fait face à un problème majeur: le manque de professionnels qualifiés. Recruter du personnel expérimenté devient un véritable casse-tête pour les institutions qui accompagnent les micro-entreprises et les petites entreprises.
Pour répondre à ce défi, l’Association professionnelle des institutions de microfinance (APIMF) et l’ISCAM Business School ont signé un accord-cadre de partenariat le vendredi 23 janvier 2026 sur le campus de l’ISCAM à Ankadifotsy. L’événement marque le début d’une collaboration pour créer des formations diplômantes adaptées aux besoins réels du secteur.
Fanja Rakotomaharo, secrétaire générale de l’APIMF, résume la situation : « Actuellement, les institutions de microfinance rencontrent des difficultés dans le recrutement. Il est compliqué de trouver des personnes connaissant bien le secteur et disposant de l’expérience nécessaire. » Selon elle, la qualité du capital humain est directement liée à la productivité, au rendement et à l’efficacité des institutions.
Guy Ratsimbazafy, membre de l’administration de l’APIMF, précise que ces nouvelles formations « seront conçues pour répondre aux besoins des professionnels du secteur et combineront un modèle hybride, en ligne et en présentiel, pour permettre aux enseignants et aux étudiants de collaborer efficacement ». L’objectif est de préparer des étudiants capables d’entrer rapidement dans le secteur avec une expérience concrète, grâce à un mélange de théorie et de stages pratiques.
Le directeur académique de la recherche à l’ISCAM ajoute : « La clé est de proposer une formation alignée sur la réalité. Les étudiants bénéficieront de l’expérience des professionnels et suivront un programme adapté aux besoins réels des institutions de microfinance».
Le partenariat prend également en compte les micro-entreprises et les petites entreprises, principales clientes des institutions. « La microfinance ne signifie pas seulement “petite”. Elle aide les entrepreneurs à se développer et à croître, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans les zones rurales », rappelle le directeur académique.
Irina Tsimijaly