MAHAJANGA - Trois cas graves de variole du singe nouvellement dépistés

Le bilan de la situation de l’épidémie de la variole du singe fait état de soixante-quatre cas suspects recensés, dont cinq cas avérés, depuis dimanche à Mahajanga. Deux malades traités viennent d’être guéris du virus du singe.

Le port de masque obligatoire pour les élèves.

Sur treize nouveaux cas dépistés, trois cas graves sont enregistrés au sein du centre hospitalier universitaire de Mahavoky Atsimo, centre de traitement de la variole du singe. Les soixante et un autres cas ne présentent pas de symptômes graves.

Les mesures sanitaires et gestes barrières pour lutter contre la propagation de cette maladie sont déployés dans tous les lieux publics ainsi que les établissements scolaires et hospitaliers depuis l’apparition de l’épidémie, depuis mercredi 31 janvier à Mahajanga.

 « Les gestes barrières appliqués lors du COVID-19 sont mis en vigueur. Le port du masque est désormais obligatoire ainsi que le lavage des mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique. La distanciation sociale doit aussi être instaurée. Les poignées de main et les contacts sont interdits. En cas de suspicion de la maladie, les CSB sont ouverts pour les dépistages. Seuls les cas répondant aux conditions des cas cliniques seront retenus au niveau des CHU », a déclaré le médecin responsable au sein de la direction régionale de la santé publique Boeny, docteur Solange Hoasy.

Les cas graves sont traités au sein du CHU de Mahavoky Atsimo. Mais les cas graves des bébés et enfants de moins de cinq ans, ainsi que des femmes enceintes de moins de sept mois ou au dernier trimestre de leur grossesse, sont soignés au CHU d’Androva.

Contrôle

Pour le moment aucune intention de fermeture des frontières n’est envisagée par les autorités locales. « Un contrôle sanitaire à l’entrée de la ville de Mahajanga est mis en place. Les frontières maritimes, aériennes et terrestres restent ouvertes, mais les mesures sanitaires strictes pour lutter contre ce fléau sont exigées », a déclaré le préfet de Mahajanga, Nicolas Rabenandrasana, lors de la réunion du comité des soins multisectoriels de santé publique de la région de Boeny, au siège de la préfecture de Mahajanga à Mahabibo.

Une réunion a été organisée par le centre opérationnel de la santé publique avec tous les chefs d’établissements scolaires de la Cisco de Mahajanga 1 et 2 face à la rentrée scolaire, à la salle de réunion de la maison de la culture Akory Haly, ce week-end.  « Le port du masque est obligatoire au sein des établissements scolaires pour la rentrée. Les dispositifs de lavage des mains ou DLM, utilisés lors du COVID-19, doivent être remis en place », a déclaré le chef de la Cisco de Mahajanga 1, Jocelyn Elson.

La situation a provoqué un vent de panique au sein des parents. Une pénurie de masques a été enregistrée dimanche toute la journée face à la ruée pour l’achat du matériel de protection. Les pharmacies ont été débordées et envahies depuis dimanche et jusqu’à hier. Une longue file était observée devant les commerces et les stocks ont été épuisés rapidement.

Mais des spéculateurs ont également profité de l’occasion pour en tirer des bénéfices. Ils ont attendu devant les portails des écoles pour écouler des masques à mille ariary la pièce contre cinq cents ariary à la pharmacie. Des élèves ont été refoulés à l’entrée des écoles faute de masque, dans certains établissements, lundi. Au lycée Philibert Tsiranana, les responsables ont procédé à la distribution de masques pour ceux ayant oublié d’en mettre.

Vero Andrianarisoa

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