LEVÉE D’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE - Bras de fer entre Randrianasoloniaiko et l’opposition

Marie Michelle Sahondrarimalala est toujours placée en garde à vue à la Brigade criminelle Anosy.

La levée de l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala divise l’Assemblée nationale. L’opposition dénonce des irrégularités, alors que le président assure que la procédure a été respectée. 

La tension est montée d’un cran à l’Assemblée nationale après l’annonce de la levée de l’immunité parlementaire de la députée élue dans le district de Fianarantsoa, Marie Michelle Sahondrarimalala. L’élue est actuellement placée en garde à vue à la Brigade criminelle d’Anosy depuis son arrestation intervenue dimanche.

Face aux critiques, le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a maintenu hier que la procédure suivie était conforme aux textes en vigueur. Selon ses déclarations, les membres du Bureau permanent se seraient réunis en visioconférence afin de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire de la députée, une demande qui, d’après le président de la Chambre basse, aurait été formulée par le ministère public.

Hors session parlementaire

Cette version est toutefois vivement contestée par des députés issus du groupe parlementaire Isika rehetra miaraka amin’i Andry (Irmar). Le septième vice-président de l’Assemblée nationale, Philobert Milavonjy, affirme notamment n’avoir jamais été informé de la tenue de cette réunion, alors même qu’il est membre du Bureau permanent.

Contactés à ce sujet, d’autres membres du Bureau permanent, dont le vice-président de l’Assemblée nationale pour la province de Fianarantsoa, Fanomezantsoa Andrianjanahary, ont préféré garder le silence sur le fond. Ce dernier s’est contenté d’indiquer qu’ils s’en tiennent à la déclaration du président de l’Assemblée nationale, qu’il considère comme la seule version officielle des faits.

Sur le plan juridique, l’alinéa 2 de l’article 72 de la Constitution est pourtant explicite : « Aucun député ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du Bureau permanent de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites déjà autorisées ou de condamnation définitive. » Dans le cas de Marie Michelle Sahondrarimalala, l’arrestation ayant eu lieu hors session.

Or, à ce stade, ni le président de l’Assemblée nationale ni les autres membres du Bureau permanent n’ont précisé la date exacte de réception de la demande de levée d’immunité. De plus, l’existence de cette demande n’a été officiellement évoquée qu’après la perquisition et l’arrestation de la députée, alimentant davantage les soupçons de l’opposition.

Tsilaviny Randriamanga

1 Commentaires

  1. Des leviers de bouclier des infectes résidus volomboasary qui n’étonnent guère . Qu’on se le dise bien le parquet a acté l’autorisation de poursuites et que la demande de la levée de l’immunité parlementaire émane bien de la juridiction compétente . On parle d’affaire de droit commun .
    Sur le fond cette dame lèche botte manarapenitra représente bien avec son solelakisme ce que le régime voyou , corrompu et mafieux de Rainilainga a établi comme corruption électorale et détournements de fonds publics au ministère de l’éducation nationale . Pour dire simple elle a été nommée pour faire les sales besognes assurant le maintien au pouvoir de l’ancien président Français de Madagascar !

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