INTEMPÉRIES - Des maisons s’effondrent dans la capitale

Les fortes pluies qui se sont abattues sur Antananarivo ces derniers jours ont provoqué de nombreux incidents, affectant la circulation, les habitations et la vie quotidienne des habitants. À Ambatolampikely ou encore à Faravohitra, des maisons se sont effondrées, selon un rapport préliminaire des sapeurs-pompiers d’Antananarivo. Aucun décès n’est à déplorer, mais des personnes ont été légèrement blessées.

Les habitants des quartiers voisins des maisons effondrées vivent dans une inquiétude constante. Ils redoutent que d’autres bâtiments fragiles ne s’effondrent à leur tour sous l’effet des pluies torrentielles. Beaucoup restent vigilants, surveillant les fissures apparentes sur les murs et sécurisant leurs biens autant que possible. Certains déplacent temporairement leurs meubles ou mettent à l’abri leurs enfants, tandis que d’autres se regroupent pour s’entraider et veiller sur les maisons les plus vulnérables.

En parallèle, un arbre est tombé sur la route à Ampetsapetsa, bloquant la circulation. Les automobilistes et motocyclistes se rendant vers Analamahitsy ou empruntant les bus Pullman ont dû contourner le tronçon, provoquant d’importants embouteillages. Les piétons ont également dû se frayer un chemin entre véhicules et débris, rendant les déplacements périlleux. Des agents du corps des sapeurs-pompiers d’Antananarivo sont intervenus sur place.

À chaque averse, la capitale se transforme en un véritable labyrinthe aquatique. De Besarety à Andravoahangy, en passant par Tsaralalàna, Petite Vitesse, Anosy ou Anosibe, de nombreux quartiers sont régulièrement inondés. Face à cette réalité, les Tananariviens s’adaptent et certains transforment la débrouillardise en opportunité économique, en proposant des traversées payantes des zones inondées.

Le tarif varie de 500 à 1 000 ariary, selon la profondeur de l’eau et la distance. Ces services sont particulièrement répandus dans les quartiers vulnérables comme Andravoahangy, Besarety, Tsaralalàna et Anosibe.

Dans les zones basses comme Ilanivato, le niveau de l’eau continue de monter, perturbant le quotidien des habitants et des commerçants. Les équipes de secours utilisent des motos-pompes pour évacuer l’eau et limiter les dégâts.

Les autorités rappellent également la nécessité de ne pas jeter de déchets dans les caniveaux, rivières et canaux d’évacuation, car ces obstructions aggravent les inondations. Des patrouilles régulières sont menées pour sécuriser les zones à risque.

Mialisoa Ida 

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