Récemment nommé à la tête de la direction du contrôle des migrations au sein du ministère de la Sécurité publique, le commissaire divisionnaire de police Harison Olivier affiche une fermeté sans équivoque.
Quelles sont les personnes concernées par votre département ?
Vous avez des personnes dont le visa a pourtant expiré et qui n’ont aucune considération envers nos compatriotes. Nous sommes dans un état de droit. Le mot d’ordre aujourd’hui est à la refondation. Nous allons donc nous y atteler. Cela ne concerne pas seulement la logistique mais également les mentalités. Nous serons donc sans concession envers ceux qui, sciemment, enfreignent nos lois.
À l’instar de Maurice ou de Mayotte, où nos compatriotes en situation irrégulière sont traqués et rapatriés sans ménagement, qu’en est-il du contrôle des étrangers sur notre sol ?
Des opérations de contrôle existent bel et bien, elles ne sont sans doute pas visibles aux yeux du public car elles se déroulent généralement de nuit, loin des regards. Nous veillons à ce que ces personnes interpellées retournent d’où elles viennent.
Depuis la mi-décembre, la Police nationale a lancé l’opération Mahomby. Ce dispositif touche-t-il également la question migratoire ?
Absolument. Nous sommes actuellement dans une phase d’étude et de préparation. L’opération Mahomby inclut le suivi des étrangers résidant à Madagascar, qu’ils soient titulaires de visas de court ou de long séjour, en situation irrégulière. Je pense que dès la semaine prochaine, cette opération sera mise en place. Elle permet de séparer le bon grain de l’ivraie. Nous avons des étrangers qui viennent investir chez nous, apportent des devises, vivent en règle, mais il y a également ceux qui s’adonnent à des pratiques frauduleuses et enfreignent nos lois et cela n’est pas tolérable. Des mesures fermes seront prises à leur encontre.
Disposez-vous des moyens nécessaires pour mener à bien votre mission ?
Cela nous concerne tous, pas seulement la police. Ceux qui subissent des injustices perpétrées par des étrangers sont invités à faire un signalement aux autorités. Nous prendrons des mesures qui s’imposent.
Gustave Mparany
