De fortes pluies ont isolé plusieurs villages dans le district d’Amparafaravola. Les autorités craignent de nouvelles inondations à cause d’une activité cyclonique dans la région.
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| Une maison entourée d’eau à Amparafaravola. |
La situation demeure critique dans le district d’Amparafaravola, dans la région Alaotra-Mangoro. « Plusieurs villages se retrouvent isolés à la suite des fortes pluies qui se sont abattues sur la zone », a indiqué hier le maire de Tanambe, Lovasoa Randriantahiana. Cette commune figure parmi les plus durement touchées par les intempéries.
Selon le bilan provisoire arrêté au 28 janvier 2026 par le Bureau national de la gestion des risques de catastrophes (BNGRC), 4 827 personnes, soit 811 ménages, ont été sinistrées dans la commune de Tanambe. Parmi elles, 245 personnes issues de 41 ménages ont été déplacées et hébergées à l’École primaire publique (EPP) d’Ambohitrarivo, tandis que 4 582 sinistrés ont trouvé refuge auprès de leurs familles ou de leurs voisins.
Les pluies diluviennes ont provoqué l’inondation de 831 habitations et endommagé 17 autres cases. « La commune a déjà fait son possible pour approvisionner les sinistrés en vivres. Mais l’aide distribuée jusqu’à présent reste insuffisante », déplore le maire de Tanambe, qui lance un appel à l’appui des autorités centrales.
Vives inquiétudes
Si le niveau des eaux avait commencé à baisser, l’évolution d’une activité cyclonique dans le canal du Mozambique suscite de vives inquiétudes pour la région Alaotra-Mangoro. Selon la direction générale de la Météorologie, les cumuls de précipitations pourraient atteindre 50 à 100 mm en 24 heures à partir du 31 janvier. Les districts d’Andilamena, Amparafaravola, Ambatondrazaka, Moramanga et Anosibe an’Ala sont ainsi placés en alerte verte.
Météo Madagascar met en garde contre les risques de stagnation des eaux dans les zones inondables, de crues des rivières, de glissements de terrain et de dégradation des routes dans les zones vulnérables. De son côté, le maire de Tanambe tire la sonnette d’alarme, soulignant que la principale source des inondations dans cette zone, le périmètre d’Anonivelona, n’a pas encore été résolue.
Miangaly Ralitera
